I. History ofthe Indian Archipelago, t. II, p
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clés après la date de Thistoire de Java que nous avons rencontrée tout à Theure dans les écrivains chinois.
Les historiens chinois nous ont conservé, sur les périodes encore inconnues de rhistoire de Java, non seulement des dates précieuses, mais le nom des personnages qui ont joué un rôle important dans les vieilles annales de ce pays. J^ai cité déjà, dans la notice chinoise du Santsaï toU'hoeï, dont j'ai publié la traduction, le nom d'un roi de Java appelé Sihli Pahtahlah, lequel régnait vers la fin du XTV* siècle. Ce nom, précédé de la particule sanscrite sri \ est évidemment indien,
I. Je n'hésite pas à voir, dans les caractères sih-li, qui se rencontrent au commencement de plusieurs noms de souverains de TOcéanie cités duns les auteurs chinois, le mot indien sri, usité en malay, sous la forme sri avec la signification de « bienheureux, gracieux, ro}al », (par exemple : Sri Sultan « Sa Bienheureuse Majesté *). Cette particule honorifique précède le nom de nombreux princes connus dans les annales de l'Archipel indien : Sri Turi Biiwana, roi et fondateur de Singapour, au xiii« siècle ; Sri Rama Witaram ; Sri Maharadja ; Sri Iskander Chah, fondateur de Malâka, etc.
comme, par exemple, celui de Raden- Patahy fils d^Arya Damar, chef, un siècle plus tard, de la colonie javanaise de Palembang, à Sumatra.
On lit dans la grande Encyclopédie Japonaise :
c Du côté de Test, on arrive à Tancien pays des Amazones; à Touest, au pays de San-fohtchai; au sud, à l'ancien pays des Ta-chi (Arabes); au nord, les frontières sont le pays de Tchen-tching (la Cochinchine). De Java au Japon, on compte 3,5oo ri (lieues japonaises), o
L'encyclopédie chinoise, intitulée Santsa'i toU'hoeïy dit : • Le pays de Java est situé dans une île, au sud-est de la Chine et au sud-ouest du Japon ; c^est le pays qu'on appelait anciennement Tou-po, On peut y arriver de Tsiouen-îcheou, en un mois, sur un vaisseau.
€ Il n'y a point dégelée ni de neige ; la température y est toujours chaude durant les quatre saisons. Le sol produit du poivre et du bois de sapan.
« On n'y trouve point de places fortes,
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d'armes, de greniers publics ni de trésor.
< A certaines époques, le roi du pays et SCS parents galopent à cheval, s'arment d'une lance, et se livrent à des exercices militaires. Celui qui est victorieux reçoit une récompense ; puis les parents et les amis se mettent à danser pour témoigner leur joie. Quant à celui qui meurt blessé, sa femme elle-même ne s'en préoccupe pas et s'en va.
« Les indigènes prennent leur boisson et leur nourriture dans des feuilles d'arbres; ils versent les aliments dans leurs mains et mangent avec leurs doigts. Dans les banquets, les hommes et les femmes, assis par rangées, rient et poussent des cris jusqu'à complète ivresse. En général, ils mangent cuits toutes- les plantes et les insectes sans exception ».
I. Plusieurs voyageurs ont rapportti que les habitants de l'Archipel Indien mangeaient toutes sortes d'animaux et d'insectes. Les naturels de la Malaisie chassent le singe, qu'ils dépouillent seulement de son poil, et même le galéopithèque, qui n'a pour eux rien de repoussant, la chauve-souris, \c pteropus c./«//S;dcs animaux de mer,
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• Les marchands sont tous des femmes.
Quand il s'agit de mariages, ils discutent beaucoup sur la question de fortune.
Lorsque le mari meurt, les femmes se remarient sans attendre une décade, d
On lit dans le Taï mingyih-toung-tchi (Géographie générale de la dynastie chinoise des Ming) :
€ Lescampagnesde Java offrent des plaines et des irrigations; les cultures y sont florissantes et supérieures à celles des autres pays. Le peuple ne commet point de vols. On n'y ramasse point les objets oubliés sur les routes. Les habitations y sont grandes et élégantes; la nourriture y est abondante et propre. Le sol ne produit point de thé. Les habitants laissent flotter leurs cheveux, et s'entourent la poitrine de leur vêtement, qu'ils laissent tomber jusqu'aux genoux. Dans leurs maladies, ils ne font point usage de mé-
telâ que des mollusques Cloli^o, sept 'J, des annclides (palolo vUilisJ, etc. Ils dévorent mcmc de grosses araignées (Journal de Pharmacie et de Chimie, 4" série, t XIIÏ, p. 4'î8).
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dicaments ; ils invoquent seulement les esprits et font des prières à Bouddha.
« Diaprés la coutume du pays, les indigènes ont de petits noms, mais ne portent point de noms de famille. Pour les mariages, ils ne font point usage d'entremetteurs; mais ils donnent de Tor à la famille de la femme pour l'épouser ^
« Ils possèdent des chevaux de montagne, sur lesquels ils peuvent monter; d'autres fois, ils se font porter dans les véhicules d\is juen-teou.
« Parmi les instruments de musique, ils ont le fifre. Ils dansent en frappant sur une planche de bois. Enfin, il y a chez eux la montagne des Perroquets, où se rencontrent ces oiseaux. •
On lit dans le Lieou-chi-houng-chou ;
« Dans le pays de Java, il y a du chanvre, du riz, du millet et des légumes; mais il n*y a point de thé ni de blé. »
On lit dans le Teng-t'an-pi'kieou :
« Le pays de Java est l'ancien pays de