‹ Les peuples orientaux connus des anciens ChinoisChapitre 50 sur 87 · JAVA LT LKS JAVANAIS I · texte numérisé non relu

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voya des troupes pour lattaquer; mais on ne put le vaincre.

« Sous la dynastie des Ming, au commencement de Tère impériale hoiing-wou ( 1 368 à 1 398 de notre ère), le roi de Java, nommé Sili Pahtalah, envoya son ministre Pah-ti'koU'pi et sa suite offrir le tribut à la cour de Chine. Depuis lors, il n''y a plus eu d'interruption dans renvoi du tribut. ^

L'Encyclopédie chinoise San-tsaï'tou hoeï nous donne en outre une notice sur un peuple fabuleux, appelé Fei-teou-man (les Roku-rokU'bi des Japonais) qui existait, dit la légende, au milieu du grand Tou-po. En voici la traduction :

« Dans l'intérieur du pays de la Grande- Java, il y a des hommes à tête volante.

L'œil de ces hommes n'a pas de pupille; leur tête peut voler. L'objet de leur cuhe s'appelait tchoungloh « chute d'insectes » ; on leur a donné pour cela le nom hono-

Youèn, deux ères également désignées sous le titre de Tchi'YOuèn, l'une comprenant les années 1264 à n65, l'autre les années i333 à 1340.

l5o KTHNOGUAPHIE DES CHINOIS

rifiquede peuple £o/t. A Tépoque de Tem- ♦ pereur Wou ti^ de la dynastie chinoise des Han^ le pays de Ing-si envoya une ambassade dans les contrées méridionales.

Il s*y trouvait des hommes « à membres séparables (du corps) i, qui pouvaient d'abord faire voler leur tête dans la mer du Sud, puis leur main gauche dans la mer Orientale, et leur main droite dans le lac Occidental. Le soir, leur tête revenait sur leurs épaules; et, lorsque leurs deux mains rencontraient un vent violent, elles étaient emportées au delà des eaux de rOcéan. •

Dans l'ouvrage intitulé Nan-fangi-n^ou « Choses extraordinaires des contrées méridionales », il est dit :

c Au midi des montagnes, au milieu du mont Ki-toung, se trouvent les Barbares à tête volante. Sur la nuque du cou, ils ont des cicatrices rouges. Quand vient la nuit, leurs oreilles deviennent des ailes, et s'envolent pour les nourrir d'insectes; au point du jour, elles reviennent comme tlles étaient auparavant, n

l52 ETHNOGRAPHÏK DKS CHINOIS

Dans Touvrage intitulé SeoU'Chin ki, on rapporte qu'un esclave de Tchoti hoan, général de Ow, avait une tête qui, la nuir, pouvait voler.

Dans Touvrage intitulé Taï-ping^ koitang'ki, il est dit : « Le pays des Barbares à léte volante est situé à l'est du pays de Chen-chen, et au sud -ouest de la ville de Loung-tching (y'iWt du Dragon); sa largeur est de i ,000 // (lieues chinoises). 11 y a partout des salines. Les voyageurs qui passent, les bœufs et les chevaux, tous couchent sur des tapis. Au sud des montagnes de ce pays, dans les ravins, il y a paifois des hommes à tête volante. Un jour avant que leur tête ne s'envole, il ont sur la partie antérieure du cou une cicatrice qui Pentoure comme une raie rouge. Les femmes et les enfants regardent cette particularité. Ces hommes, la nuit, o:U Tair malade. Tout à coup leur tête se sépare du corps, et s'en va sur le bord des rivières chercher des crustacés dont ils se nourrissent. Le matin, la tête revient en volant ; comme au sortir d'un

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rêve (d'une manière miraculeuse), leur ventre est rempli. »

Observations de l'éditeur japonais.

(Wa-Kan San-sai duyej, — Dans les récits qui précèdent, il y a des accords et des désaccords. Il existe peut-être des hommes de ce genre dans l'intérieur du pays de Java, mais tous ne sont pas de la sorte.

On a dit aussi qu'il y avait, en Chine et au Japon, des hommes à tête volante, c'est un mensonge; il ne s*agit que d'une espèce d'hommes extraordinaires, et rien de plus.

Revenons maintenant aux synonymies ethnographiques qui font l'objet principal de ce Mémoire.

m,MK

SUMATRA. — MALAKA

LA grande île de Sumatra est nommée en chinois Sou-men-tah-lah, Les notices relatives à ce pays sont assez rares, du moins si j'en juge par les ouvrages que j'ai eus à ma disposition. Parmi les localités de cette île mentionnées dans les géographies chinoises, on trouve Atsiy qui répond au malay i4/cAe/z(Achem), nom d'une partie d'un état jadis florissant dans la partie nord-ouest de Sumatra; Pah tang ou Padang, port de la côîe sud-ouesi de la même île ; — Ni'Che, le Pouio nias dQs Malavs, île située au nordouest de Padang.

î56 KTHNOGUAPHIK DKS CHINOIS

On rencontre, dans les anciens hisioriens chinois et dans les compilations ethnographiques de la Chine et du Japon, des notices, parfois assez étendues, sur un pays désigne sous le nom de San-fohtsi. Le troisième caractère est remplacé, dans le Wa Kan San-sai du -j^e y par un signe un peu différent, qui ferait lire ce nom Sanfoh'tchaï. La prononciation japonaise que nous donne ce dernier ouvrage est Sabusai. Le peuple qui Thabite est une variété du type malay. Il est voisin, dit Ma Touan-lin ', du pays de Tchen-tching (la Cochinchine), et situé entre Tchinlah (le Cambodge) et Tou-po (Java). Le nom honorifique du roi était Tchen-peï,

Suivant le Teng-tan pi-kieou, il commença à entretenir des relations avec la Chine, sous la dynastie des Tang» la première année de l'ère tien-yeou (904 de J.-C). Sous la dynastie des Soung, la première année kien loung (96.0), le roi qui se nommait Sih.li Hou-ta hia-li-tan

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