‹ Les peuples orientaux connus des anciens ChinoisChapitre 51 sur 87 · I. Wai-hien-toung'kao, livr. cccxxxn, p · texte numérisé non relu

I. Wai-hien-toung'kao, livr. cccxxxn, p

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envoya à son tour un ambassadeur pour offrir un tribut à la cour de Chine. Enfin, sous la dynastie des Ming, la quatrième année houng-jpoii (iSji), le roi de ce pays, Oh-lah tchah Pah-lah-poiih, envoya au Fils du Ciel des présents accompagnés d'une missive écrite en lettres d'or. Depuis iors, le San-foh tsi n'a plus cessé d'envoyer le tribut au Céleste Empire *.

Le Taï-ming Yih'toung-tchi dit que les habitants du San-foh-tsi se servent communément des liviies indiens, mais quMls font aussi usage de caractères chinois.

L'encyclopédie Santsaï tou-hoeï, à sou tour, nous rapporte les noms de quelques-uns des pays placés sous la descendance du San foh'tsi^ et cite Tan- malingy auquel il consacre une très courte notice. Ce dernier pays n'a point de rois, mais seulement des chefs de tribus : il a envoyé des présents à la cour de Chine,

I. iMa Touan-Iin mcntionue de nombreuses anibussadcs envoyties par les rois de San-foh-tsi à la cour de Chine.

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la deuxième année de l'ère king-youen (i 196), sous la dynastie des Soung.

Malgré ces indications, et quelques autres qu'il ne m^a pas paru nécessaire de mentionner ici, je suis resté quelque temps indécis sur la place géographique qu'il convenait d'assigner au pays de San'foh'tsi.

Certaines expressions du langage géographique chinois, faute d'avoir été l'objet d'explications suffisamment précises, peuvent entraîner dans les erreurs les plus regrettables. J'ai déjà donné * des exemples relatifs à la manière d'indiquer, en chinois, la superficie territoriale d'un pays. La façon de fixer les bornes d'une contrée n'est pas précisément la même en Chine et en Europe. Le mot ti^ par exemple, n'indique point une situation limitrophe, mais une idée de face à face, quand bien même l'Océan séparerait les deux pays donnés comme placés en regard

I. Dans les Actes de la Société d'Ethnograyhie, l. Vil, p 106.

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l'un de Tautre. Dans le Ti-tou-isoungyao (sur la carte de la p. 190), on dit que « Java est en face (tij de la Cochin chine. » Il ne faudrait pas traduire « limitrophe de la Cochinchine. »

Il en est de même du mot lin, expliqué dans l'excellent Dictionnaire de Wells Williams, par « near, contiguous, connected with, neighbouring ». Dans les anciennes narrations chinoises surtout, il doit être rendu seulement par « dans la direction, du côté ». — Le mot kien est souvent mal traduit dans les délimitations de frontières; employé pour les définitions géographiques , il signifie simplement qu'un pays est placé entre d'autres pays, sans qu'il soit établi pour cela qu'il s'agisse de pays absolument voisins.

Or, les auteurs chinois nous disent que le San-foh-tsi est situé entre le Cambodge et Java. Dès le moment oîi il s'agit d'un état puissant, — ftiit qui résulte de la notice de Ma Touan-Iin, je suis tenté de le placer, soit dans la péninsule de Malàka, soit à Bornéo, soit enfin à Sumatra,

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qui sont les seuls pays importants compris dans les limites géographiques qui nous sont données.

Le San-foh'tsi ne peut être placé dans la péninsule de Malâka, puisque ce pays nous est donné comme « une île «> ^. La dénomination chinoise de Bornéo nous est connue; et rien, dans les notices qui nous occupent, ne semble se rapporter à celte île. Il ne reste donc que Sumatra, oD nous puissions placer le pays en question *.

Faut-il voir maintenant dans le nom de San-foh'tsi (en jap. Sabusai) une désignation de Tîle de Sumatra (Samudra) tout entière, ou seulement d*une de ses parties ? Je n'ose encore me prononcer à cet égard; mais je crois pouvoir assurer,

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