Mélanges de Géographie Asiatique, pp. i5o, og, et pass
3. « Ses frontières ont une vaste étendue de plus de trois mille li » (Voy. le Tou chi toung-tien, cité dans l'iincyclopédie Youen hicn-loui han, livr ccxxx n, p. 17).
190 ETHNOGRAIMIIE DKS CHINOIS
ranger à l'opiiiion des savanls que je viens de citer. A l'époque reculée dont il s'agit, le royaume de Siam n'existait pas encore, du moins dans la région maritime près de laquelle se trouve sa capitale actuelle Bangkok, et le foyer ancien de ses arts, de ses sciences et de sa littérature, la ché iï Ayuthaya (vulg. Juthia). Quanta la Barmanie et au Pégou, ils figurent d'une manière peu douteuse dans les historiens chinois, sous des noms que nous aurons l'occasion d'examiner ailleurs. Ces pays exclus, je crois devoir chercher un peu plus au nord, suivant les indications des géographes chinois cités tout à l'heure, cet empire de Fou-nan dont la renommée s'était répandue jusqu'à la cour du Céleste-Empire. Or, le berceau de la civilisation siamoise, — on ne saurait trop se le rappeler, quand on s'occupe d'éthnogénie indo chinoise — était placé dans la région septentrionale et montagneuse, au sein de laquelle le Më-nam « la mère des Eaux » vient prendre sa source. Ce berceau se trouvait au milieu des Muang