En chinois ; kiah-men. Cette expression, qui man
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guerre; ceux qui sont du côté intéiieur tiennent en main des écrans blancs. Sur les côtés de la voie, pendent des filets blancs émaillés de fleurs.
c Toutes les maisons du palais du Roi ont un éiage et leur porte du côié du Nord. En face du Nord, est placé le trône formé d^un triple divan. Les vêtements du roi sont en étoffe aurore; de son bonnet, orné de fleurs d'or, pendent des colliers façonnés avec toutes sortes de bijoux de prix. Quatre jeunes filles se
que dans les dictionnaires, me paraît désigner ici les renfoncements placés de chaque côté de la porte principale. Le sens habituel de ce mot double est « un couloir ou salle, placé de chaque côté d'une porte. » (Voy. Pewen-yun-fou, liv. xiii, b;p \6)
Je crois qu'il faut comprendre la disposition de ces portes ainsi que l'indique la figure suivante :
A. Côtés extérieurs du portique. — B. Côtés intérieurs (hiah-men,.
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tiennent debout à ses côtés; sa garde est d'une centaine d^hommes.
« Derrière le divan du roi, on a établi une niclie de bois, incrustée d'or, d'argent et de cinq essences parfumées. Au fond, se trouve une flamme d'or suspendue sur le divan . On a, en outre, disposé deux miroirs métalliques, devant lesquels sont placés des vases d'or, et des brûleparfums également d'or. Sur le premier plan, se trouve un bœuf d'or, lequel est couché et précédé d'un dais précieux. A gauche et à droite du dais, se trouvent de riches écrans.
« Quelques centaines de Brahmanes sont assis sur une double rangée, Tune en face de l'autre, à l'est et à l'ouest.
« Parmi les officiers, il y a un Sah-tokia-lo^ deux To-no-tah-tchaï ^ et tîois Kia-li-miJi-kia. Ces officiers gèrent ensemble les affaires du gouvernement. Un fonctionnaire appelé Kin-îo-mo-ti est
I. Ma Touan-lin (édit de la Bibl. Nul.) écrit à tort ce nom To-na ta h y cou.
ciiargé de l'administration de la justice.
En outre, on a établi, dans chaque ville, un Na-iya-ka ^ et six Poh-ti.
« Suivant l'usage du pays, tout le monde se perce les oreilles, et se coupe les cheveux. On n'a pas Thabitude de se prosterna en s^agenouillant. Les indigènes oignent leur corps d'huile parfumée. Ils vénèrent surtout à un haut degré le Bouddha.
a Les brahmines se font un chignon sur le derrière de la nuque. Hommes et femmes portent des vêtements d'étoffes de diverses couleurs à refleis aurore. Les maisons op'jlentes sont décorées suivant une mode somptueuse. Il n'y a que les chaînes d'or que nnl n'a le droit de porter, à moins qu'elles n'aient été données par le Roi.
« Pour les mariages, on choisit un jour heureux. Lorsqu'on marie une tille, les cinq jours qui précèdent la cérémonie
I. Suivant la prciioiiciation liabituellc^ il faudiait lire NO'j aï-kia ; mais il est prcfcrabic d'employer ici le mode de lecture propre aux noms étrangers.
sont employés à festoyer et à boire du vin.
Le père conduit par la main sa fille au futur époux, et, le septième jour, le mariage est consommé. Puis on partage la fortune, et les nouveaux mariés vont demeurer dans leur maison particulière. Il n'y a que les enfants qui habitent av£c leur père.
« A la mort du père, de la mère ou du frère, on se rase les cheveux, et on porte des vêtements blancs. Puis on construit, sur l'eau, un échafaudage de bambou et de bois, dans Tintérieur duquel on accumule des fagots, et on dépose au-dessus le cadavre. On brûle des parfums et on arbore des bannières; puis on sonne de la conque et on bat du tambour, pendant que le feu consume les fagots. A la fin, le tout tombe dans l'eau. La pratique est la même pour les riches et pour les pauvres.
Pour le Roi seul, on opère la crémation, en ayant soin de conserver les cendres qu'on renferme dans un vase d'or, lequel est déposé dans un tchaitya.
• Hiver comme été, il fait toujours
chaud- ^; les pluies sont fréquentes, et rarement le ciel est sans nuages. On fait les plantations en tout temps. Le sol est favorable pour le riz, le millet, les dolichos blancs et le sésame noir. Les autres produits de ce pays sont généralement les mêmes que ceux du Kiao-tchi.
« On fabrique du vin avec un mélange de caniîe à sucre et de racines d'une courge violette. La couleur de leur vin est jaune et rouge ; le goût en est parfumé et agréable -. On fait également du vin avec le lait de la noix de coco.
« Lorsque Tempereur Yang-ti^ de la dynastie des Soui, monta sur le trône, il fit appel à ceux qui pourraient établir des relations avec les contrées éloignées. La troisième année ta-nieh ^y le Tun-tienichou-sse Tchang'tsun , et le Yu-pou-