Toung-si yang- kao, Vivr. n, p
LK SIAM 2 1 l
dimension de quinze pieds carrés, et couvert de gâteaux de quatre couleurs, jaunes, blancs, violets et rouges, et de jlus de cent mets de bœuf, de mouton, de poisson, de tortue, de porc et de crustacés. Tchang-tsun fut invité à monter sur Tun des lits; les gens de sa suite s'^assirent sur des nattes étendues à terre.
Qiacun prit du vin dans des coupes d'or.
Des femmes faisaient de la musique. Il régna la plus parfaite courtoisie.
« On envoya ensuite le Na-ya-ka offrir des présents à l'ambassadeur chinois, à savoir un bonnet fait en hibiscus d'or et du camphre. On avait fabriqué en or fondu des olles, pour écrire la réponse du Roi à Tempereur de Chine.
(c Le roi de Siam ordonna à des brahmanes de prendre des fleurs parfumées, et d'accompagner Tambassadeur, en jouant de la conque et du tambour, jusqu'au lieu de son embarquement.
« On vit une troupe de poissons verts voler sur la surface de l'eau et nager sur la mer.
212 ETHNOGKAPHIK DES CHINOIS
< Après dix jours de navigation, l'ambassadeur chinois arriva aux montagnes situées au S.-E. du pays de Lin-i. L'eau de la mer (en cet endroit) est jaune à plus de mille pas et a une odeur nauséabonde.
On continue à sentir, pendant tout un jour, cette odeur qui provient, dit-on, de la fiente d'un grand poisson.
a On suivit ensuite les côtes septentrionales de la mer, et on arriva au pays de
KiaO'tchi,
c< Au printemps de la sixième année ', Tchang-tsun, accompagné du Na-ya-ka^ obtint une audience à Houng-noung .
L'empereur de Chine fut très satisfait. 11 donna à Tchang tsun et à sa suite 200 cadeaux, et des fonctions publiques. Quant au Na-ya-ka et aux officiers qui raccompagnaient, ils furent récompensés chacun suivant son rang.
« Telle fut Torigine des premières relations du Siam avec la Chine - ».