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GOUVERNEMENT DES PHARES

De l'antiquité revenons maintenant à notre temps, et étudions Tétat actuel de l'éclairage des côles. Tournons d'abord nos regards vers les rives de la Manche, vers cette Grande-Bretagne à laquelle Tart de là navigation doit tant de progrès, et qui doit elle-même à cette sollicitude pour la marine la prodigieuse prospérité dont elle jouit. C'est TAngleterre qui, la première, comprenant toute l'importance des phares, a fait de leur installation, de leur éclairage et de leur entretien l'une des plus graves charges de TÉtat. La direction des phares britanniques est partagée entre trois administrations, soit autant qu'il y a de royaumes. La première, celle des feux anglais proprement dits, se nomme Corporation ofthe Trinity-Hciise ofDeptford Strond; la seconde, à laquelle appartiennent les feux écossais,

est la Corporation ofthe commissioners of Northern Light'Houses ; et la troisième, qui a sous sa dépendance réclairage et le balisage de l'Irlande, se nomme Corporation for preserving and improving the Port of Dublin. Ajoutons que beaucoup de feux du Royaume-Uni sont laissés aux soins des autorités locales.

L'histoire de la Trinity-House est assez ignorée, même des Anglais, un peu parce qu'elle est ancienne, et beaucoup parce qu'une partie des archives de la compagnie a été dévorée par le feu en 1714. Tout ce qu'on sait, c'est qu'elle existe en vertu d'une charte de Henri VIII, datée de Canterburyle 20 mars 1512, charte qui lui donne le titre de Brotherhood of the Trinity-House ofDeptford ofStrondand St. Clément. Ce document débute par cette curieuse déclaration : « D'après le sincère et complet amour et pareille dévotion que nous avons pour la très-glorieuse et indivisible Trinité, et aussi pour saint Clément le Confesseur, Sa Majesté accorde et donne licence, pour rétablissement d'une corporation, ou confrérie perpétuelle, à certains de ses sujets et à leurs associés, hommes ou femmes. »

Le devoir des membres de la corporation ou guild^ ne parait pas avoir élé autre alors que de prier pour l'âme des matelots noyés en mer et pour la vie de ceux qui luttaient contre la tempête. Ses attributions se multiplièrent plus tard. Les chartes que lui octroyèrent Elisabeth, Jacques r, Charles II et Jacques II, lui confièrent la surveillance générale de la marine marchande, et en

certains cas de celle de TÉtat. L'éclairage des points dangereux des côtes anglaises fut naturellement compris dans ce cadre un peu vaste qui fut réduit d'ailleurs sous Henri VIII. Toutefois les bienfaisantes lanternes n'avaient pas attendu pour s'allumer cette organisation de la Trinity-House. Un grand nombre brillaient déjà lorsque la réforme vint briser les liens qui retenaient le génie anglais dans les langes du moyen âge. L'incroyable développement pris par la marine britannique à partir de cette époque nécessita l'établissement de nouveaux feux. Il s'en éleva de tous côtés et comme par enchantement. Mais il faut tout dire : ce ne fut pas précisément le zèle du bien public qui encouragea les architectes ; ces phares frappaient de droits très-élevés les vaisseaux qui profitaient de leur lumière. Ériger un phare et l'entretenir constituait donc une industrie si profitable que les privilèges en vertu desquels ils existaient, et qui presque tous se trouvaient entre les mains de la Trinity-House firent naître une foule d'envieux. Ceux-ci examinèrent la légisfetion en vigueur, et le résultat fut que ces privilèges n'en étaient pas. Ce fut pendant le règne de Jacques I*^ qu'on fit cette importante découverte. Une personne se trouvait surtout intéressée à la faire admettre, c'était le roi; car, en lui revenant, l'autorisation d'élever des phares augmentait le nombre des prérogatives de la couronne.

Les prétentions de Jacques I" embarrassèrent beaucouples juges chargés deprononcer sur lesdroils de la Trinity-House, et peut-être le procès, comme

beaucoup de procès anglais, fût-il resté pendant, de longues années encore, si les plaideurs ne se fussent décidés à transiger. Il fut décidé que la confrérie des marins serait autorisée à élever des phares, mais que la couronne jouirait du même privilège en vertu delà loi commune. A partir de ce moment, il advint naturellement qu'au lieu de rester, icomme Tavait voulu Elisabeth, la propriété exclusive de Trinity-House, le bail et le monopole des feux allumés sur les côtes furent accordés ou vendus par le souverain à certains particuliers.

A partir de cette décision, remarque M. Es-

quiros*, il n'y eut pas un coin de rocher nu et

désolé qui ne fût convoité par les spéculateurs

pour y bâtir une tour et y allumer un fanal. Un

ancien ministre d'État fort bien en cour, lord

Grenville, écrivait sur son journal en forme de

note ou de mémorandum : « Guetter le moment où

/ le roi sera de bonne humeur pour lui demander un

phare. » 11 serait difficile de préciser la somme

de bénéfices que réalisaient les personnages honorés

par le roi de cette marque de bienveillance qui

faisait Tobjet des vœux de lord Grenville, mais

d'après le train que menaient leurs gérants, il est

évident que ces bénéfices devaient être immenses.

Les conséquences de ce système ne furent pas

heureuses. Quelques-uns des feux éclairaient mal ;

d'autres ne s*allumaient point du lout, et dans tous

les cas les navires continuaient à payer de grosses

taxes. Enfin sous le règne de Guillaume IV, un acte

' Revue des Deux Mandes ^ 1804.

du parlement introduisit une certaine uniformité dans l'administration des light-houses^ et réduisit les droits de péage (iolls). Cet acte décida que tous les intérêts du souverain relatifs à la question des phares passeraient entre les mains de la Trinity-House moyennant une somme de 7,500,000 francs. Il autorisa aussi la corporation à racheter les /t^/il-hotise^ qui appartenaient à des particuliers, ce qui eut lieu^ mais non sans des déboursés considérables. Au reste, la corporation a toujours été riche, pas assez cependant, au gré des navigateurs, dont elle frappe toujours les bâtiments de droits très-élevés.

Un mot maintenant de l'organisation intérieure delà Trinity-House. Elle est formée de deux catégories d'associés : les frères aînés, elderbrothers^ elles frères cadets, younger brothers. Cette distinction n'existait pas à l'origine. Le prétexte dont on se servit pour exclure les frères cadets de la participation au vote et aux affaires dé la Société fut qu'ils se montraient beaucoup trop tumultueux dans les réunions. Aujourd'hui les younger brothers^ sont choisis d'après le bon plaisir du conseil, sur la proposition d'un des frères aînés. Leur nombre n'est point limité : « Il ne saurait être trop grand, disent les anciennes chartes, parce que les marins représentent la force de la nation. » De nos jours pourtant on n'en compte que trois cent soixante.

Les frères aînés, au nombre de trente et un, doivent être choisis parmi les frères cadets. Nul n'est admis à se présenter, s'il n'a d'abord subi un examen et servi au moins quatre années en qualité de capitaine dans

la marine de l'Étal ou dans la marine marchande. Lorsqu'il est élu, le nouveau frère aîné paye 30 livres sterling pour les pauvres et autant pour un dîner de réception, en tout i,500 francs.

Les frères aînés, elder brothers^ se partagent en membres honoraires et en membres actifs* Dès les premiers temps, la compagnie, qui est avant tout d'un pays aristocratique, comprit l'avantage d'appeler dans ses rangs des hommes étrangers à la navigation, mais célèbres parla naissance, la position sociale ou de grands services rendus au pays. En 1673, un évêque de Rochester, ayant prêché devant la corporation le lundidela Trinité, reçut le baptême de la société. Pitt occupa la dignité de maître durant dix-sept années. Guillaume IV remplissait les mêmes fonctions. Wellington, le prince Albert et lord Palmerston, firent partie de la corporation, et nous y rencontrons aujourd'hui lord John Russell et lord Derby. Ces membres honoraires, au nombre de onze, ne sont point rétribués ; ils ne s'occupent guère des affaires intérieures de la maison, mais on suppose qu'ils lui donnent de l'éclat et de l'influence. Les vingt membres actifs, sur lesquels reposent en réalité les intérêts matériels de la compagnie, sont d'anciens capitaines de vaisseaux de ligne ou de vaisseaux marchands retirés du service de la mer. Ajoutons que le conseil de Trinity-House se compose de vingt membres répartis en six comités dont les fonctions sont très-diverses ; car, indépendamment du soin que la société doit prendre de l'éclairage des côtes il faut encore qu'elle s'occupe de nommer les

pilotes et de leur délivrer des brevets de capacité ; elle surveille le lestage des navires dans la Tamise ; établit ou entretient tous les signaux de reconnaissance (sea marks) ; examine les enfants de Chrisfs Hospital^ qui se destinent à la marine; recueille les revenus et prend soin des pensionnaires dans les maisons de refuge qui lui appartiennent. Ses chartes lui confèrent en outre le droit de punir les matelots pour cause de révolte, de mauvaise conduite ou de désertion.

L'histoire des deux autres corporations anglaises est moins volumineuse. La Commission des phares du Nord incorporée par un acte de George III, se compose de deux magistrats de la couronne, de shérifs de quelques comtés maritimes, des prévôts do certains bourgs royaux et du prévôt de Greenock. Etablie spécialement en 178(5, par un acte du Par-^ lement pour diriger les phares et fanaux de l'Ecosse, elle est soumise en quelques circonstances au contrôle de la Trinity-House et à l'approbation du bureau du commerce [Board oftrade). Les fonctions de ses membres sont gratuites.

Le bureau du ballast de Dublin, qui a sous sa surveillance l'éclairage des côtes irlandaises, se compose de membres qui sont tous négociants, banquiers, magistrats, directeurs de chemin de fer, et en fait de marins on n'y rencontre qu'un ancien officier autrefois commandant d'un garde-côte.

On le voit parleur composition, les administrations des phares anglais ont une base défectueuse ; les faits Vont prouvé, et nous aurons roccasion de faire re-

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marquer combien les progrès de nos voisins ont^ été peu sensibles dans la science des phares. Ils ont montré plus d'initiative dans la construction de leurs édifices. Cependant en 1845, tandis que l'éclairage des côtes françaises était presque complet, la Grande-Bretagne ne comptait qu'un nombre de phares relativement restreint ; elle tient mieux son rang de grande puissance maritime aujourd'hui. Sur 2405 milles nautiques de côtes, l'Angleterre possède 171 phares, soit 1 phare pour 14 milles. En Ecosse, pour 4469 milles, il y a 113 phares, soit 1 pour 39, 5 milles. En Irlande, sur 251 8 milles on compte 73 phares. La France a 224 phares pour ses 2J63 milles de côtes, soit 1 pour 12, 3 milles, ce qui suffit amplement à son éclairage.

Remarquons en passant qu'en 1819 nous ne possédions que i phares et 20 petits fanaux : quarante ans ont suffi pour compléter notre éclairage. Et pourtant, chez nous l'administration des phares remonte moins haut qu'en Angleterre : elle date seulement du commencement de ce siècle; elle est aujourd'hui entre les mains du ministère du commerce, de l'agriculture et des travaux publics, représenté par une Commission composée d'offieiersde marine,d'ingénieurs hydrographes, de membres del'Institut et d'autres personnages versés dans les sciences se rattachant à la navigation. La direction générale du service est laissée à un inspecteur général des ponts et chaussées, ayant sous ses ordres d'autres ingénieurs chargés, dans chaque district maritime, de la surveillance, de la construction et de Tadminis-

LA SCIKNCE DBS PHARES. 4U

tration des édifices. Celle direction a des ateliers spéciaux à Paris où elle fait Fessai des appareils d'éclairage, et où les fabricants viennent prendre les instructions nécessaires à la construction de toutes les parties dé l'appareil, y compris les calculs des angles, pour les prismes et les courbes, pour les lentilles-, etc. Nous verrons plus loin les résultats donnés par cette organisation doiit Tun des principaux est l'économie. Le chiffre des dépenses annuelles pour le service de nos feux ne dépasse pas 800,000 francs. Il faut ajouter à la louange de notre pays qu'à l'exemple des États-Unis il ne rentre pas dans l'argent qu'il consacre à l'établissement et à Tentretien des phares; il considère l'éclairage de nos côtes, non comme une branche des revenus publics, mais comme une œuvre d'humanité. Ne serait-il pas à souhaiter que l'Angleterre pensât de même?

Le siège de la Trinity-House est à Londres ; pé* nétrons-y avec M. Esquiros, « En face de la Tour de Londres, ou plutôt des anciens fossés de la citadelle, convertis en une promenade charmante, ditil, s'étend une belle place avec un tapis vert tout bordé d'arbustes, et derrière ce square s'élève un édifice qui semble s'isoler à dessein du bruit et de la multitude ; c'est la maison de la Trinité. Le siège de celte importante société maritime était autrefois dans Water-Lane, d'où elle fut en quelque sorte chassée par deux incendies ; pouvait-elle d'ailleurs mieux choisir que le voisinage de la Tamise, des docks et des mâts de vaisseau qui la couronnent à

distance, comme les parcs ou les forêts de grands arbres entourent de loin les manoirs de Faristocratie anglaise. Les principaux traits de l'édifice, construit en 1793 par Wiatt, consistent en un sou- J)assement massif surmonté d*un seul étage, orné de colonnes d'ordre dorique et de pilastres, le tout bâti en pierre de Portland ; sur la façade, des génies qu'à leur face ronde et joufflue on prendrait volontiers pour' des amours, tiennent à la main des ancres, des compas, des cartes marines. Ces emblèmes indiquent assez bien le caractère de l'institution. L'intérieur est occupé au rez-de-chaussée par les bureaux ; l'étage supérieur contient de belles salles dans lesquelles le public n'est point reçu, mais qu'on me permit de visiter. Un noble vestibule conduit à un double escalier de pierre, dont l'une et l'autre branche, après avoir servi des directions opposées, se réunissent à un palier central, rehaussé d'ornements et de sculptures. A droite, dans un demi-cercle décrit par la muraille, s'encadre un grand tableau à Thuile du neveu de Thomas Gainsborough, représentant d'anciens « frères aînés, » groupés avec leur uniforme dans une assemblée de famille. Le secrétaire qui a passé cinquante ans dans la maison, et qui a vu de près la plupart de cesflgures, déclare qu'elles revivent sur la toile: sans les avoir connues, on parierait pour la ressemblance. A gauche sont inscrits sous de grands panneaux de verre les noms des bienfaiteurs de l'établissement, et les sommes d'argent qu'ils ont léguées {bene factions). Des portes d'acajou massif in-

troduisent le visiteur dans la salle du conseil (board room)^ dont le plafond, peint en 1796, par un artiste français, Rigaud, et tout chargé d'allégories, nous montre la prospérité de l'Angleterre naissant de la navigation et du commerce. Le Neptune britannique s'avance triomphant, entouré par les chevaux de mer el servi parles tritons. D'une main, il porte un trident, de l'autre le bouclier du Royaume- Uni, Des canons et d*autres instruments de guerre protègent sa marche, tandis que des génies agitent rétendard de la Grande-Dretagne. Passe encore pour l'étendard; mais les canons! n'est-ce point abuser de l'anachronisme même en peinture? D'un autre côté, Britannia, assise sur un rocher, reçoit dans son sein les produits des contrées lointaines. Des nymphes de mer accourent de tous les points chargées de richesses', et des marins répandent sur les rivages de l'Angleterre ces fruits du commerce. Des enfants secouent des torches représentant les lumières des phares qui entourent les côtes des Iles- Britanniques, et qui dirigent pendant la nuit les mouvements des navires. Les murs de cette salle sont décorés de portraits en pied de George III et de Guillaume IV, avec leurs femmes, car la royauté elle-même n'est point étrangère aux annales de Trinity-House, et les souverains s'honorent de figurer sur les insignes de la confrérie dont ils ont été les membres et les patrons. Le portrait du duc de Wellington, par Lucas, passe pour le meilleur qui existe du vainqueur de Waterloo. Les bustes de la reine Victoria et du prince Albert, taillés dans le

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marbre blanc, par Noble, un des rares statuaires vivants qui soient arrivés à la célébrité en Angleterre, reposent solennellement aux deux coins de la cheminée. Vingt fauteuils rangés autour d'une vaste table échancrée en derni-lune et recouverte d'un tapis vert marquent les places des membres du conseil durant les séances. Les associés de Trinity-House ont pensé avec Ben Jonson que les bons repas entretiennent la fraternité. Leur salle à manger {jHning room)^ éclairée par unesorle de lanterne ronde qui surmonte le plafond, étale ce qu'on aimerait à appeler un luxe tranquille et substantiel. On y remarque le buste de Pitt, par Chantrey, les portraits diî comte de Sandwich, du duc de Bedford, de sir Francis Drake, et surtout celui de Kenelm Digby, par van Dyk. De distance en distance, d'excellents modèles de phares en relief, et conservés sous verre, rappellent au visiteurle but sérieux de cette société, fondée par Henri VIII. »

Noire Commission des phares est moins luxueusement installée. En revanche, elle possède un musée que l'on peut dire sans rival. On y trouve, à côté des réductions des phares modernes, les modèles des phares les plus anciens, depuis l'informe tour sur laquelle on brûlait de la houille jusqu'à l'élégant édifice des Héaux de Bréhat. Oh y a rassemblé également les spécimens de tous les appareils catoptriques ou dioptriques qui ont été ou sont encore en usage, ainsi que des modèles de bouées, de balises, cloches, etc. Le musée des phares est aussi le dépôt central où sont expérimentés, reçus, pour

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être ensuite dirigés sur les ports, tous les éléments de Féclairage maritime. Ce dépôt* est dirigé par M. Emile Allard, ingénieur en chef des ponts-etchaussées.

Un dernier mot sur l'administration des phares.

« On publie beaucoup de dictionnaires géographiques, hydrographiques, topographiques, chorégraphiques, etc., écrivait le baron de Zach, en 4821. Il serait à souhaiter qu'on en fît un pharographique^ qui ne' contiendrait que la description, les vues, les instructions sur les fanaux, et les moyens pour bien s'en servir. Un tel ouvrage serait très-utile aux navigateurs qui sont obligés de chercher ces notices dispersées dans une foule de livres publiés en toules sortes de langues. »

Ce vœu du baron de Zach a été entendu. En 1828 une première liste des phares pour la Grande- Bretagne et l'Irlande fut publiée à Lèith, par Stevenson. Depuis lors VHydrographical office n'a pas cessé de donner tous les ans une liste des phares' allumés, non-seulement dans les Iles-Britanniques, mais sur toutes les mers du globe. En France, le premier travail de ce genre parut en 1829; il est dû à Coulier, qui continua cette publication jusqu'à sa mort. Malheureusement Coulier n'appartenant pas à la marine ne put pas donner à son œuvre toute la perfection qu'elle comportait, et vint un jour où, sur les réclamations des navigateurs, l'Etat dut se

* On \ient de faire disparaître l'édifice qui contenait ce musée et qui était situé à Paris, quai de Billy, inaiâ pour le l'econstruire place du roi de Rome.

substituer au laborieux pharographe. Comme TAngleterre, la France publie aujourd'hui une liste générale des phares allumés dans les deux mondes. Ce travail s'exécute sous la direction du directeur général du dépôt des cartes et plans de la marine.

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