‹ Les PharisiensChapitre 112 sur 258 · Actes des Apotiu, ch. ii, 46 et pass · texte numérisé non relu

Actes des Apotiu, ch. ii, 46 et pass

Marnant énergiquement Paul de vouloir abolir la loi, déclarant que Jésus n'était qu'un homme, virum approbatum a Deo K S'ils voyaient en lui le Messie promis à Israël *, ils n'avaient pas encore la pensée d'en faire un Dieu à l'égal du Père. Tous avaient repoussé comme un sacrilège l'idée d'affranchir les prosélytes païens des commandements rigoureux de la loi juive. Sur ce point l'ardent apôtre dés Grentils avait été solennellement condamné par les apôtres de Jérusalem, et Jacques, le frère de Jésus, le chef respecté de la communauté judéo-chrétienne, avait proclamé, dans un document considérable, écrit pour combattre les doctrines de Paul : « Que la foi qui n'a point les œuvres » est morte en elle-même; quiconque viole la loi en » un seul point, est coupable comme l'ayant toute » violée '. M Aussi Paul s'indignait-il contre l'esprit étroit des disciples de Judée qui « voulaient contrain- » dre les païens à judaîser ^. »

Tant que la secte naissante resta dans ces conditions, elle ne pouvait être suspecte aux yeux tolérants des docteurs pharisiens. Les Ébionites étaient, pour eux, des juifs sincères ayant sur un prétendu Messie des idées personnelles qui ne contredisaient aucun

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