RiKAH, ÀtUéchrUi^ p
même da monothéisme. Le jour où cette nouvelle formule du Christianisme se produisit, la rupture se fit d'elle-même entre TÉglise et la Synagogue. L'Épitre aux Hébreux, qui parait postérieure à la mort de Paul, mais qui est fortement inspirée de son esprit et a, sans doute, été écrite par un de ses disciples, Barnabe ou ApoUo S consomma la scission. « La théorie du Verbe, » dit, au sujet de cette épitre fameuse, le say^t au- » teur de V Antéchrist *, se développe rapidement. Je* }} sus devient, de plus en plus, «le Dieu second, • le » Métatrânej l'assesseur de la Divinité. Dieu, après » avoir autrefois communiqué sa volonté aux hom- » mes par l'intermédiaire des prophètes, s'est servi, » dans ces derniers temps, de l'organe du Fils par le- )> quel il avait créé le monde et qui soutient tout par » sa parole. Ce Fils, reflet de la gloire du Père et em- » preinte de son essence, que le Père s'est plu à cons- » tituer héritier de l'univers, a expié les péchés par » son apparition en ce monde, puis est allé s'asseoir à » la droite de la Majesté, avec un titre supérieur à ce* » lui des Anges... Grâce à Jésus, tous les hommes ont » été faits Fils de Dieu. Moïse a été un serviteur, Jéu sus a été le Fils. Jésus est surtout par excellence le » Grand Prêtre selon l'ordre de Melchisédech '... Non- » seulement Jésus est le Logos qui a créé le monde,