‹ Les PharisiensChapitre 116 sur 258 · Apocâlymb, ch. Il et m · texte numérisé non relu

Apocâlymb, ch. Il et m

2. A cette époque les Chrétiens étaient très-pourauivis par les antorltés romaines. Éliézer, grAce à ses rapports stsc les chrétiens de Galilée, fut impliqué dans une poursuite dirigée contre eux. Il n*é» chappa au danger que par la bienveillance du gouTerneur qui vit bien qu*un pareil docteur ne pouvait faire partie de la secte nouveUe. (Talvud, Ahoda Zara, 16. b. — Mioiascii, Koheltthf 84. d. — Jéruial, Aboia Zara u. d.)

par un serpent^ n'hésita pas à recourir à ce même Jacob qui passait pour guérir les maladies, en prononçant certaines formules mystérieuses au nom de Jésus ^ On raconte aussi que Hananiah, neveu de Yéhoschoua, avait avec les chrétiens de Kaphamaûm des rapports intimes dont son oncle finit par s'inquiéter à tel point qu'il fit partir son neveu pt>ur Babylone *. Mais bientAt Tillusion ne fut plus possible. On a vu que^ peu après les terribles événements de l'an 70, le Christianisme entra tout d'un coup dans la voie où le système de Paul lui assurait le triomphe futur. Dès l'an 80, l'Évangile de Jean éleva la théorie mystique du Verbe à la hauteur d'une vérité révélée, et le Christianisme déserta définitivement la foi monothéiste.

C'est à cette situation nouvelle et certainement imprévue pour ceux qui, depuis près d'un demi-siècle, avaient vécu à côté des Ébionites de Judée, que répondit le Synhédrin de Yabné, lorsque, procédant à la révision du rituel, il crut devoir s'occuper à son tour des doctrines chrétiennes.

Déjà, lors de la lutte contre les Sadducéens, les docteurs pharisiens avaient déclaré que « ceux qui ne » croient pas à la résurrection, ne participeront pas » aux félicités de la vie à venir '. » Ils ne pouvaient

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