‹ Les PharisiensChapitre 117 sur 258 · MiscBRAB, Sffnhédrin i · texte numérisé non relu

MiscBRAB, Sffnhédrin i

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être moins sévères pour ceux qui détruisaient le principe même du monothéisme. Une formule du nouveau rituel refusa aux Minim^ nom sous lequel est désignée l'hérésie chrétienne^ toute espérance de grâce divine ^ Les passions violentes s'éveillaient ainsi entre les deux héritiers de la foi juive. Elles ne devaient plus s'apaiser. Il faut remarquer, toutefois, que la formule par laquelle les docteurs de Yabné condamnaient le Christianisme, n'était qu'une protestation dogmatique qui ne pouvait être suivie d'aucun effet, tandis que, bientôt, quand le Christianisme eut vaincu et dominé le monde païen, il ne se borna pas, contre }6 Judaïsme, à une simple hostilité doctrinale, mais, oubliant qu'il lui devait la naissance, il le persécuta avec autant de rigueur qu'il avait été persécuté lui-même par les païens.

1 . Cette formule, qui eut pour auteur Samuel le jeune, (Tauhtd^ Bérarhoih^ 28-29) fut insérée dans la prière capitale du rituel « les dix- »huit bÔQédictioQS » (Schémonéh £ireh.) —Voir snr ndentitédes JIftnim avec les Chrétiens, Gbjitz, Geschichte der Juden, t. IV, p. 404 et s. et note ii.

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