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paisibles coatrées où ils trouvaient la liberté et le calme indispensables à leurs études et qu'ils considéraient d'ailleurs comme une seconde patrie * . A leur tour, ils y établirent des centres d'enseignement qui firent en peu de temps de la Babylonie la tète et le flambeau du monde juif.
ftràce à ce concours de circonstances favorables, les écoles babyloniennes brillèrent bientôt d'un grand éclat ; elles revêtirent même une certaine forme solennelle qui conféra à leurs doctrines une autorité jusquelà inconnue.
Toutes les années les maîtres et les disciples se réunissaient deux fois, au printemps et à l'automne, en grande assemblée doctrinale, dans]a ville de Sura \ Cette session périodique se nommait Métibta, Elle était présidée par un fonctionnaire ofQciel qui était généralement le chef de l'Académie de Sura et qui portait le titre de Resch-Métiiba. Après lui venaient, par ordre
i. Talmuo, Pessachim 88. — GuitHm 17.
2. Les Juifs iMibyloniens étaient divisés en grandes circonscriptions dont les principales étaient Nahardée, qu*on considérait comme une seconde Jérasalem; Narès; Sura, située près d*un lac magnifique et dans une contrée très-fertile ; Néhar-Pékod, où Hananiah avait établi ranti-Synhédrin ; Machuia et PumbédiU qui était tout k fait une ▼iUe juive. Les Pumbéditaniens avaient Tesprit si subtil qu*on disait d*0ux qu'ils seraient capables « lie faire passer un cbamea» par le u trou d'une aiguille- »
de rang, des secrétaires rapporteurs nommés Resché- Kalla. Ils étaient chargés, pendant les trois premières semaines du mois où devait siéger l'assemblée, de préparer, sur les questions à Tordre du jour, les élé* ments du rapport que le Resch^Miiitba devait faire à l'ouverture de la session. La réunion avait lieu de droit, chaque année, dans le mois d'Adar (février) pour la session de printemps^ et dans le mois d'ÉlouV (sep* tembre) pour celle d'automne. Par suite, on avait appelé ces deux mois : « les mois de l'Assemblée » Yar'hé Kalla ^ En général, les sessions se tenaient dans la semaine qui précédait les grandes fêtes, afin qu'un pu* blic nombreux, accouru pour les solennités religieuses, put assister aux séances. Souvent le chef politique, l'Ecmalotarche, faisait en personne l'ouverture de la Métibta. Les mois de Kalla étaient, en quelque sorte,de8 mois fériés, surtout pendant la semaine qui précédait les fêtes des mois de Tischri et de Nissan '.
La Métibta était une espèce de synode-périodique. Les questions de doctrine y étaient débattues et réso* lues à la majorité des suffrages ; mais, fidèles au principe pharisien, les docteurs de Babylone, en formulant les décisions de leur assemblée doctrinale, n'eurent jamais la prétention de les imposer conune une loi