Talhud, Sukka 26, a
2. Talmud, BabOrKama^ 113, a. — Voir sur cette organisation Im intéressants détails donnés par Graets, Geschkhte der Juden, L IV.
rh. XV.
souveraine et infaillible. Le Judaïsme restait en Ghaldée^ comme autrefois en Judée, une véritable démocratie religieuse où il n'y avait d'autre autorité dogmatique que celle du nombre, de la science et de la raison.
Néanmoins, ces débats, à l'exemple de l'ancien Synhédrin, ayant toujours lieu sous les yeux et le contrôle du peuple, il est facile de comprendre l'iDfluence qu'ils donnaient aux docteurs auprès de l'opinion publique. En fait, on s'habituait à voir dans le Resch- Métibta, au point de vue spirituel, un pouvoir égal et même supérieur à celui du Resch-Galouta dans l'ordre temporel. Ce qui est certain, c'est que les chefs d'Académie ont joué, à cette époque, un rôle bien autrement considérable que les chefs politiques. Des nombreux Ecmalotarches qui ont gouverné les Juifs babyloniens, il n'est resté aucun fait vraiment digne de mémoire ; tandis que les docteurs de ce temps ont laissé la trace la plus brillante dans les souvenirs de l'histoire juive.
Un des plus remarquables fut Abba-Aréka que l'importance de son enseignement, l'étendue de ses connaissances et l'élévation de son caractère, ont fait surnommer « le maître » Rab \ de même qu'on avait nommé Yéhoudahle saint, Rabbi ou Rabbenou^ et qu'on
i. Talmcd, HulUm 54, a. Moed KaUm 24, a. ^ R. Yochanan« Tautenr du Talmad de Jérusalem, lui écrivait sous ce surnom honorifique.
devait donner une qualification semblable, Rabbana^
à R. Aschi, l'auteur du Talmud de Babylone. — Il eut, comme Hillel et Schammal, Thonneur de voir donner à son école le titre de « Maison de Rab *. » II parait, d'ailleurs, que, par sa patience, son esprit de conciliation et son humilité, il rappelait le grand caractère d'Hillel.
Il faut aussi citer Mar Samuel dont on a conservé entre autres deux opinions dignes d'être mentionnées. — L'une concerne les temps messianiques. Mar Samuel estimait que cette époque prédestinée n'aurait rien de merveilleux ; qu'il ne fallait s'attendre alors à aucun bouleversement des lois naturelles, mais que tout se bornerait à la délivrance d'Israël du joug étranger et à la reconnaissance universelle du monothéisme '. L'autre maxime de Mar Samuel avait pour but de déterminer les devoirs civils des Juifs de la dispersion. Le principe de conduite qu'il fit prévaloir, ressemble, sous une forme non moins expressive, à la fameuse maxime de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César » et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il déclarait qu'il faut obéir sans réserve aux lois du pays qu'on habite. « La » loi du royaume est la loi souveraine ' » disait-il
i- 11 n> ^^ A^« ^ Bé est un diminutif de Btth^ maison.
2.TALauD,.Syii^e(fHn,91 et 99. — Sc^MoM 63et 131. ~ La majorité repoussa Topinion de Mar Samuel et se rangea à celle de son contradicteur Yochanan, d*après laquelle Tépoque messianique devait profiter non-seulement à Israël, mais à tous les peuples.