Oinah dé Malchoufa-dina. — Baba Balhra 51. a
LES PHARISI EiNS. 34îi
dans sa formule concise et énergique. Mar Samuel comprenait bien que le Judaïsme avait déflnitivement quitté son antique patrie pour une pérégrination dont personne ne pouvait prévoir le terme. Les fils d'Israël «levaient donc considérer comme leur patrie toute terre où le vent de l'exil les pousserait. Ils n'étaient plus les régnicoles de la Judée ; c'étaient les citoyens de l'univers.
R. Hunah, qui fut, à Sura, le successeur de Rab, ne lui était inférieur ni comme science ni comme caractère. C'est de son temps que l'assemblée biennale, qui parait avoir été instituée par Abba-Aréka, compléta son organisation et prit le titre officiel de Métibta. R. Hunah fut en effet le premier qui revêtit la dignité de Resch MéHbia. Jasque-lk il n'y avait pas eu de qualification particulière. Chaque chef d'école ou d'Académie était désigné sous le nom plus modeste de Jtesch'SidraWavLioviié de R. Hunah fut considérable. Elle ne fut pas sans influence sur la révolution, d'ailleurs pacifique, qui déposséda la Palestine de son antique pouvoir spirituel, pour l'attribuer à laBabylonie. La chronique lui prête cette parole caractéristique à cet égard : <« Nous nous considérons en Babylonie ab- » solument comme si nous étions en Terre Sainte '. » Revêtu également de hautes fonctions judiciaires, il occupa, pendant quarante ans, la présidence de la