‹ Les PharisiensChapitre 180 sur 258 · Levitiq. ch. XVIII · texte numérisé non relu

Levitiq. ch. XVIII

» texte porte simplement « l'homme, » pour indiquer » que l'idolâtre même qui s'occupe de l'étude delà loi, » est l'égal du grand prêtre ^ . »

et II est dit également : « Portes, ouvrez-vous pour )> laisser entrer le peuple juste * (Goï Kadosch); mais il » n'est pas dit : pour laisser entrer les prêtres, les » lévites et les israélites seuls. Tout peuple juste, » bien qu'il ne soit pas Israélite^ y est admis '. »

« Ainsi encore il est écrit : • Justes, réjouissez-vous » en l'Éternel *. » Justes, en général, et non pas seu- )> lement « Justes d'Israël, » pour indiquer qu'il s'agit » aussi du non israélite '. )>

Ces maximes de tolérance universelle distinguent entre la loi morale et la religion positive ; elles proclament, sans réserve, que ceux qui suivent honnêtement la première n'ont pas besoin d'observer la seconde pour être sauvés.

La pratique du judaïsme n'était donc pas, dans la doctrine des Pharisiens, la condition sine qua non de la moralité humaine. Us ne pouvaient croire qu'un homme de bien fût privé de la juste rémunération d'une vie sans tache, par cela seul que, né dans une autre religion, il n'aurait pas renoncé à la foi de ses

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