SCHEHOTH, RabbOf ch. XIX— 175, b
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oiernelle, il eu est de même pour toutes les raccs^ quel que soit le Dieu qu'elles aient adoré.
Cette réserve à 1 égai'd des mystères et cette tolérance a regard des hommes n'ont cependant pas empêché l'école pharisienne de discuter et do creuser toutes les questions delà métaphysique ; mais, eu les étudiant, elle n'est jamais sortie de ce qu'on peut appeler le domaipe philosophique.
Ce qui, dans cet ordre d'idées, caractérise l'ensemble de la doctrine, c'est son spiritualisme absolu. Sur ce point, dans la foule des docteurs il n'y a pas une voix discordante.
L'Unité absolue, l'Immatérialité absolue, rimmonsite et l'Éternité de Dieu n'ont été mises en doute pour aucun d'entre eux; et ce qu'ils pensaient, le peuple entier le pensait avec eux unanimement.
Il y avait eu, dans la première période de l'histoire des Hébreux, lors du premier apprentissage de la foi unitaire, de nombreuses et déplorables défaillances ; mais, depuis la captivité de Babylone, le Monothéisme s'était emparé de la race juive tout entière avec une puissance que rien n'a pu, désormais, aflaiblir. Israël n'a plus jamais glissé sur la pente païenne.
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il a pu y avoir des chutes et des défections individuelles dans les rangs de l'aristocratie et du sacerdoce ; il n'y en a plus eu dans la masse du peuple ni dans le parti des docteurs.
Dès cette époque, d'ailleurs, le Monothéisme ne futplus considéré seulement comme la plus haute croyance d'Israël, mais encore comme la loi future de l'humanité \ Aussi les hommes du grand Synode ont-ils donné à la profession de foi de l'Unité divine une place éclatante dans le rituel dont ils firent la pierre angulaire de la réforme religieuse. — Le Schéma *, c'est-à-dire le Credo Unitaire, y est considéré comme la partie la plus importante de toute la liturgie. Deux fois par jour, il doit être récité avec un recueillement et une ferveur exceptionnelles, parce qu'il est, dans son sens le plus élevé, la vraie confession de la royauté céleste {Malchouth'haSchamaïm). A leur tour, les livres traditionnels consacrent à cette oraison solennelle des développements considérables. Deux chapitres entiers de la Mischnah et du Talmud ' étudient, dans ses moindres applications, le principe monothéiste dont elle est l'expression religieuse.
Ce Dieu, cause première de tout ce qui existe, est aussi
1 . c< En ce jour-là rÉternel régnera sur toute la terre ; rÉterncl sera » un et son nom sera un. » (Zacharib xiv, 9.)
2. C'est par ce mot 2;au (écoute 1) que commence le passage du Dcuteronome (ch. vi, 4) qui est la. proclamation de TUnité de Dieu, et qu^on a inséré textuellement dans le rituel.