‹ Les PharisiensChapitre 183 sur 258 · Traité B<frac/io///, chap. i.etii · texte numérisé non relu

Traité B<frac/io///, chap. i.etii

immatériel, dans renseignement du livre saint, qu'il est unique * , mais ce qui appartient à renseignement pharisien, c'est le soin qu'il met à éviter, non-seulement dans la pensée mais encore dans les mots qui la formulent, tout ce qui peut ressembler à un anthropomorphisme et donner une idée matérielle du principe spirituel.

Déjà, au temps d'£zra,nous avons vu les auteurs du Targouniy traduction libre du texte biblique en langage usuels faire des efforts inouïs pour spiritualiser jusqu'à l'extrême la puissance active de l'Être des êtres. Chaque fois qu'il est question àaus l'Ëcriture de la main et de l'action de Dieu, ils substituent au mot textuel l'expression générale et purement morale de <( la parole divine » Meimrâ. Héritier de leur pensée, le Pharisaïsme dit à son tour, accusant les prophètes eux-mêmes de n'avoir pas veillé suffisamment sur leur langage : « Grande a été l'audace des Nébiim, » lorsqu'ils ont assimilé le créateur à la créature en » mettant une forme humaine sur le trône céleste. ' » Aussi n'admet-il pas qu'on puisse donner à Dieu des attributs, caries attributs, qualités de l'être, en sont, par cela même, des éléments distincts et, dès lors, limités, qui ne sauraient se concilier avec l'idée d'une essence spirituelle aussi indivisible qu'elle est une.

1 . « Prenez bien garde à vos ftmes, car tous n'avez vii aucune » figuTe^aucunere9$emhlanceM]o\xT où rÉternel vous parla, au mont o Horeb, du milieu du feu.» (Deutérokomb, ch. iv, iS.)

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