BéreschUh Rabba, sect
LKS PHARISIENS. 411
Kn rappelant le fameux passage de TKxode où il est dit que Dieu passa devant la face de Moïse, lorsque, celui-ci prononça, dans une émotion pieuse les qualifications divines qu'on désigne sous le nom des « Treize attributs de Dieu *»> le Talmud ajoute : « Si » ces paroles n'étaient pas écrites, jamais il ne nous n serait permis d'employer de telles expressions *. »
Mais si, faute d*une formule plus idéale, les docteurs recourent, pour expliquer la puissance divine, à ce mot vague « la parole » synonyme de la volonté, ils se gardent bien d'en faire un être virtuel, comme le Loffos des Platoniciens, des Alexandrins et enfin des Chrétiens eux-mêmes. S'élevant avec vivacité contre la théorie des forces intermédiaires et interprétant le passage d'Isaïe « Moi rÈternel,j'ai tout fait; » j'ai seul créé les cioux et, quand j'ai formé la terre, I) qui a été avec moi'? » ils disent énergiquement : « Non ! nul n'a été l'associé de Dieu dans l'œuvre de n la création*. A côté de la cause première, il no »> peut y en avoir d'autre. Dieu n'a donné à aucun être, » quelles qu'en soient la nature et l'essence, une » participation quelconque à sa puissance infinie. »
On comprend à quel point cette croyance spiritualiste est inconciliable avec la pensée que Dieu puisse se manifester sous une forme corporelle, « Si qucl-
1 Exode, ch. xxxiv, 6.