‹ Les PharisiensChapitre 200 sur 258 · MATTHisr, ch. xxit, 32 et les synoptiques · texte numérisé non relu

MATTHisr, ch. xxit, 32 et les synoptiques

3. IsAiE, ch. XXVI, 19. « Tes morts revivront; mon cadavre se relè- 9 vera. — Ré veillez- vous, réjouissez- vous, vous qui dormez dans la « poussière. —Ta rosée est une rosée de lumière qui renverse le » royaume des ombres. »

4. N'est-ce pas plutôt une allégorie touchant les destinées futures d*Israél ? Tout le chapitre est relatif aux malheurs du peuple do Dieu et aux espérances de rédemption.

ses cendres, et la tradition est unanime à reconnaître qu'il ne faut voir qu'une pure allégorie dans ce récit fantastique \ Daniel seul est formel et l'on peut dire qu'il est le père légitime de ce dogme mystérieux. 0 Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière, » dit-il, se réveilleront les uns pour la vie étemelle, » les autres pour la honte éternelle. » — « Ya, dit » l'Ange au prophète de Babylone, repose jusqu'à » l'heure de ta résun^ection. Tu recevras ton lot à la )) fln des jours *. » Mais le caractère apocalyptique de l'œuvre du prophète aOTaiblissait peut-être, dans beaucoup d'esprits, cette affirmation dogmatique qu'il ne se donnait pas la peine de démontrer et qui lais* sait debout toutes les objections?

Oamaliel et les docteurs pharisiens sentaient si bien la faiblesse de leur argumentation sur le terrain biblique, qu'ils tâchaient d'y suppléer par d'autres raisonnements plus ou moins ingénieux. « Voyez, di- » saient-ils, le grain de froment que l'on jette en terre » à l'époque des semailles ; il s'y décompose et cen pendant il ressuscite au moment de la moisson. — » Voyer le verre brisé dont le verrier, par son souffle, » recompose les débris et dont il forme un nouveau )) verre semblable au premier. Pourquoi ce qui est ») possible à la terre productrice ne le serait-il pas à » l'étemel créateur? Pourquoi ce que fait le souffle

i. Talmud» Stjnhëdriny 92. — 2. Daviel, ch. XII, 3 et Buiv.

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» du verrier pour le verre, le souffle de Dieu no pouru rait-il pas le faire pour le corps humain ^ ? »

CiOrtes, cette foi en la toute-puissance divine peut être considérée comme une grande vérité aussi bien au point de vue philosophique qu'au point de vue religieux, mais que prouve-t-elle pour la possibilité matérielle de la résurrection? Les adversaires avaient beau jeu a répondre que tous ces arguments passaient à côté de la question sans la résoudre.

Toutefois la croyance en la résurrection, beaucoup plus saisissante pour les masses, que l'idée abstraite do l'immortalité, avait été trop solennellement professée par le Pharisaisme; elle lui avait donné, dans toute sa phase militante, une trop grande force d'opinion, pour qu'il put la déserter faute de pouvoir l'expliquer rationnellement. Seulement, il s'est fait, dans son sein, à cette occasion, une sorte de scission doctrinale, qui est restée assez vague dans sa formule précise, mais qui est très-visible dans ses tendances. — La plupart des docteurs, fldèles à la tradition primitive, ont maintenu le principe do la résurrection dans son setis matériel et tangible. Se réfugiant, pour répondre à tout, dans l'omnipotence divine, ils ont conclu que le créateur, qui a formé le corps humain, peut bien enfermer un autre identiquement semblable à celui dans lequel l'homme a vécu d'abord et que la

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