bid., Bérachoth, il
3. Ihid,, Bérachoth 34. — On remarquera que cea déclarations expresdive? eont couBignées daud un des principaux trailéâ où s'accu-
Xoiis retrouvons ici eiicoro la vraie et sage doctrine qui avoue humblement qu'elle ne sait et nejieut savoir rien de positif sur les mystères do l'autre vie, bien qu'elle maintienne néanmoins, mais comme une espérance bien plus que comme une vérité démontrée, la croyance en une seconde existence où la vertu recevra sa récompense et le vice sa punition.
Cependant, réduit à ces termes vagues, le problème de la vie future se complique d'une question non moins redoutable. Faut-il croire ù l'éternité des peines et n'y a t-il plus d'espoir, comme le dit l'auteur de la Divine comédie^ pour les pécheurs qui ont encouru la colère céleste? Lasciate ogni speranza o voi cKentratel
Sur cette grosse difHculté de théologie et de philosophie, les docteurs talmudistes se montrent aussi indécis que l'ont été les sages do tous les pays, do tous les temps et de toutes les écoles. N'osant pas plus afilrmer que nier, ils laissent le champ libre aux opinions individuelles, et se contentent, comme d'habitude, de les enregistrer consciencieusement, sans en élever aucune à la hauteur d'un dogme obligatoire. Delà la variété de systèmes que mentionne le Talmud en ce qui concerne la durée des peines dans le monde futur.
Les violents ont admis les peines éternelles. D'après eux, il est des péchés qui privent à jamais ceux qui
mulent toutes les descriptions kabballstiques de Teofer et du Paradis.
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les ont commis, des récompenses de la vie orloste '. Ils vont mème^ en certaiiis cas, jusqn'à admettre, comme châtiment irrévocable, l'anéantissement de l'âme pécheresse *, oubliant qu'ils la déclarent eusmêmes immortelle et qu'ainsi, soit qu'elle souffre ou qu'elle jouisse, elle ne saurait périr entièrement. Quelquefois, ils étendent l'arrêt de damnation à des races entières qu'ils vouent à l'éternel Guéhinom. II est même des pécheurs dont ils disent que « leur » expiation survivrait à l'Enfer, si l'Enfer cessait » d'exister '. »
Ces hypothèses terribles^ nées de la superstition plutôt que de la foi, d'un état maladif de l'esprit plutôt que d'une conviction réfléchie, étaient populaires en Judée. L'Kvangile, d'accord avec elles, fait un tableau non moins désespérant du sort réservé aux damnés. Jésus se prononce, très-formellement, pour l'éternité des peines \
Mais les grands docteurs des Académies juives ont formulé, à leur tour, une doctrine moins désolante. La place que lui donne le Code de la tradition, le nom de ceux qui l'ont exposée et l'influence qu'elle a ex-