Aboth, cb. IV, § 21. ~ Talvud, Aboda Zora, a
ment? Celui que Ton flétrit comme méchant, rost-il autant qu'on le suppose? Qui peut voir, avec certitude, ce qui s'agite de bon ou de mauvais dans les profondeurs de la conscience? Pourquoi, au lieu de penser que Dieu n'est pas équitable, ne pas supj^oser plutdt qu'il ne prononce ses arrêts que d'après des faits connus, de lui seul et qui échappent à notre faible vue? Celui que nous appelons méchant, n'a*t-il pas, dans sa vie, quelques actes méritoires qui lui ont valu, en ce monde, la faveur du divin juge? Celui que nous appelons vertueux, n'a-t-il pas eu des moments de défaillance qui lui ont attiré la sévérité du maitre éternel? Nous ne pouvons, hélas! juger que d'après les
apparences. Dieu seul se déterminera d'après la réa-
lité.
Cette pensée est très-péremptoirement exprimée dans un grand nombre de passages des livres traditionnels. — <c Dieu, y est-il dit^ punit les justes sur )) cette terre pour la moindre transgression, de même » qu'il châtiera les méchants dans l'autre monde pour » la faute la plus légère ; mais, en revanche, il réu compense les méchants en ce monde du moindre )) acte méritoire, comme il récompensera les justes » dans l'autre vie pour le moindre acte vertueux * . » — (( Pourquoi y a-t-il des justes heureux et des justes )) malheureux, des méchants prospères et des mé- 1) chants infortunés? Le juste heureux, répond la tra-