bid., Kiddousehim
3u lirid.^ Schabbath, 54.
mier devoir est de descendre en lui-même, de faire sincèrement un examen de conscience et de se demander s'il n'a point attiré sur sa tète la peine qui vient l'affliger. « Un jour, dit une parabole destinée » à rendre sensible cette idée morale^ un docteur il- » lustre éprouva, dans sa vie privée, une légère con- » trarieté, dont cependant il fut fort peiné. Comme il 1) en manifestait son étonnement et son chagrin, ses u collègues lui dirent que ce ne pouvait être que Tex* » piation de quelque faute. — a Pourquoi donc, s'é- » cria-t-il, me soupçonner ainsi sans raison? — Et » pourquoi, répliquèrent-ils, soupçonner Dieu de foc- » casionner un désagrément que tu n'aurais pas mé- K rilé ' ? »
On conviendra que, dans l'obscurité où de telles questions s'agitent, ces hypothèses no manquent ni d'originalité ni de grandeur morale. Mais, le dernier mot du Pharisalsme dans ce débats comme en tout ce qui se rapporte à l'Infini, à TÉtemel et à l'Immatériel^ c'est qu'on ne peut rien savoir d'absolument vrai sur tous ces mystères et que le plus sage est de s'abstenir d'aucune affirmation présomptueuse.
Le traité Aboihy qui est le monument par excellence de la tradition, enregistre, à ce sujet, cotte sentence de R. Yanaî : u II n'est pas en notre pouvoir de comii prendre le bonheur des méchants ni le malheur des