‹ Les PharisiensChapitre 212 sur 258 · Talmud, Bérachoth · texte numérisé non relu

Talmud, Bérachoth

LES PHARISIENS. 46i

» justes * . » Et le Talmud clot^ à son tour, une grande discussion sur ce point obscur par ces mots de R. Méir : « La chose dépend de la volonté de Dieu, et » il n'est pas donné à Thômmc de la comprendre ^ »

Après tant do siècles de méditations, nous n'en sommes pas plus avancés que ces prudents docteurs. Montaigne a dit : « Que sais-je? » et la voix do tous les penseurs lui fait écho. Dieu a placé sur la vie humaine deux voiles épais, l'un à l'entrée, l'autre à la sortie de ce monde. Qu'y a-t il en deçà et au del<^? Qu'importe, puisque nul n'en peut percer le mystère. Le plus simple est d'accepter patiemment et honnêtement le sort que, dans ses impénétrables desseins, celui qui nous a créés nous assigne sur cette terre. L'homme n'est pas fait seulement pour l'Éternité, il est fait pour la vie. II n'est pas juste de dire, en termes dogmatiques, que le royaume de Dieu n'est pas de ce monde. La création, quels qu'en puissent être l'origine et le but, est aussi, incontestablement, le royaume visible du maître souverain de qui vient tout ce qui est. Tout atteste qu'il y agit sans cesse et qu'il no délaisse ja-

i. AlOTH, cb. lY, § 19.

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