Yalkut, 167 b, et Ménachoih, ibid
n tant une passion extraordinaire à ce culte impie. I) L'Étemel dit alors : f Oflrez-moi ces sacrifices, afin, » du moins, qu'ils soient adressés au vrai Dieu >. »
La pratique des sacrifices n'a donc été qu'une concession faite aux mœurs encore grossières du peuple hébreu, mais elle doit disparaître devant les progrès de la civilisation et de la raison humaine. Tel est l'enseignement constant du Pharisaïsme.
« Celui qui immole ses mauvais penchants et on » fait l'aveu, dit le livre de la doctrine, rend à Dieu le )) plus grand hommage, et l'humilité de l'àme vaut » autant que tous les sacrifices réunis '. »
(( Ce que Dieu demande avant tout, c'est le cœur ^ ! » Or le cœur peut s'épancher, en tout lieu, dans la prière, la pénitence et l'amour. S'il n'a pas besoin du sang des victimes pour apaiser la justice céleste et obtenir les faveurs du Tout-Puissant, il n'a pas besoin non plus des formalités matérielles du culte pour invoquer la miséricorde et louer les bienfaits de rÉternel. Qu'on soit au milieu de l'assemblée des fidèles, dans
1. Le pape Grégoire I«r écrivait à Mélltas au sujet de la conrersion des Anglais : « Ce peuple a l'habitude d'immoler des liœufs en rhon- » neur de ses Dieux ; il faut apporter quelques changements à ces
» solennités Que le peuple n*immole plus ses bœufs ou Démon
» mais au Trai Dieu 11 serait impossible de tout détruire d*uu
» seul coup dans des esprits aussi durs. » — La lettre se termine en rappelant la manière dont le Seigneur crut devoir agir à Téganl des Israélites, à leur sortie d'Egypte. (Bbda, Ecclem$Ucx kisioria: gtntis Anglorumy lib. I, ch. 30.)