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par un ascétisme plus affecté que réel. Le véritable autel est en nous-mêmes ; la prière la plus efQcace est celle où, pénétrés de notre infériorité et de nos misères, nous élevons humblement notre âme vers celui de qui tout émane et vers qui tout doit retourner. Ce que* demande surtout le Pharisaisme, ce qu'il place au-dessus de tous les devoirs, c'est le culte d'umour fondé sur l'adoration et le désintéressement * . L'homme n'est que trop enclin à oublier Dieu dans les jours prospères. Il ne se tourne vers lui qu'au moment où quelque malheur fond sur ^ tête, ou bien il cherche à en faire le complice de ses désirs et l'auxiliaire de ses ambitions. La religion n'est, pour la plupart de nous, qu'un refuge contre l'orage ou le palais d'un roi bienfaisant qui semble n'avoir rien à nous refuser. Ce culte de désir et de crainte n'est que la voix de l'égoïsme; ce n'est point celle do la vraie piété. L'adoration d'amour, au contraire, celle qui ne ces^e de glorifier le créateur pour les merveilles dont il a entouré le genre humain, celle qui n'a d'autre but que de s'élever de plus en plus à la connaissance des perfections divines pour en faire le principe de toutes les vertus et de tous les progrès, est, suivant l'expression biblique, « l'encens le plus » agréable à l'Éternel. » L'adoration d'amour, dans la doctrine traditionnelle « a deux fois plus d'effet que » l'adoration de crainte. Si la pénitence, fondée sur la