‹ Les PharisiensChapitre 56 sur 258 · JosBPHB, Andq., \iv. XX, ch. vl · texte numérisé non relu

JosBPHB, Andq., \iv. XX, ch. vl

plus facilemeat. Le poignard, sica, dont ils se servaient invariablement, leur flf donner le nom de 6fcaires. Ils répandaient partout la terreur. « Les gens » prudents, dit Josèpbe, osaient à peine sortir de chez » eux. Chacun se sentait sans cesse en péril de mort. » On ne voyait approcher personne sans trembler. C'est » à peine si l'on se fiait à ses amis les plus intimes ^ »

L'épouvante régnait à Jérusalem. La démagogie y avait fait irruption avec les bandits d'Éléazar ben Dinaï pourn'en plus sortirdésormais.Naturellementles riches et les principaux de la nation étaient les plus exposés aux coups des sicaires. On vivait en pleine anarchie.

Comme dix-sept siècles plus tard, la révohition inaugurée par le libéralisme de la bourgeoisie, poursuivie parle radicalisme de la démocratie, entrait, par le meurtre et le pillage, dans cette période sanglante qui semble être la loi fatale de l'enfantement de toutes les grandes époques. Le Pharisaîsme avait ébranlé le Sacerdoce et l'Aristocratie. Le républicanisme avait ruiné la Royauté; les Zélateurs et les Sicaires allaient consommer brutalement l'œuvre réformatrice en noyant les institutions antiques dans le sang de leurs représentants, comme les patriotes de 91 et les sanscMilottes de 93 anéantirent la Féodalité et l'Église dans le massacre des nobles et des prêtres et détruisirent la Royauté en guillotinant le monarque.

Les Sicaires ne se contentèrent pas d'avoir fait de

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