Tai^id, PfssachiWy^l
LKS PHAKISIKNS. 157
n C'est sa dispersion qui a été soa salut, car il est n impossible de détruire ce qui est disséminé aux » quatre coins du monde. »
On dit que, plusieurs années après la destruction de la ville sainte, Akiba, l'un des plus illustres docteurs de son siècle, visitait avec quatre do ses collègues, en pieux pèlerinage, les ruines du temple. Ils aperçurent des chacals dans les décombres du sanctuaire. Les compagnons d' Akiba pleuraient à cette vue; lui, au contraire, se mit à rire, et quand les premiers, surpris de cette attitude, lui en demandèrent la raison : «Je ris, dit-il, parce que, si la première par- » tie de la prophétie annonçant que le temple serait » détruit et que des animaux immondes en souille- » raientlesanctuaire, s'est accomplie, je dois espérer » que la seconde, qui prédit le triomphe futur d'Israël, n s'accomplira également. »
Ces paroles sont la pensée mémo du Pharisaisme . La ruine de Jérusalem donna à sa mission religieuse tout son élan et toute sa liberté, en lui permettant d'organiser le Judaïsme de la dispersion dans le sens des idées libérales pour lesquelles il luttait depuis quatre siècles.