Talmud, Pessachim, 49 b
arriva à un tel point que, d'après la chronique, Rachel fut réduite à vendre les belles, nattes de ses cheveux pour subvenir à leurs besoins les plus urgents ^; mais ni Tun ni l'autre ne se découragèrent. Akiba, qui suivait les leçons d'Éliézer ben Horkanos^ finit par s'y distinguer, après être resté longtemps un disciple assez médiocre. Il se montra même si remarquable dans les discussions auxquelles les maîtres pharisiens avaient coutume d'exercer leurs auditeurs, que Yéhoschoua ben Hananiah, un de ses condisci* pies, disait de lui à Éliézer, appliquant un verset de la Bible : « Vois, le peuple que tu as dédaigné, s'au vance aujourd'hui et combat vaillamment *. »
Cet homme, parti de si bas, prit bientôt un rang supérieur dans le cercle des Tanaïtes. Il a eu l'honneur de donner son nom à une méthode d'exégèse qui, dans la tradition, est élevée à la hauteur de la loi elle-même. « Si Schafan n'était pas venu au temps » de Hiskiah, disent les chroniques contemporaines, » Ezra, dans le sien, et Akiba, dans le sien, la loi eût )> été oubliée. C'est Akiba qui confirme la Mischnah,