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Daniel, ch. vin

LES PHARISIENS. i87

» bélier, c'est Akiba. — Puis je regarde, et voici qu'un » Bouc vient de l'Occident et traverse tout le pays, » touchant à peine le sol. Il se précipite contre les » cornes du Bélier, l'atteint, le frappe à coups redou- » blés et lui brise les cornes, de sorte que le Bélier, » n'ayant plus de force, est renversé par le Bouc. — » Ce bouc, c'est José le Galiléen, le vainqueur d'A- » kiba ^ » Mais Tarphon en fut pour ses frais de rhétorique. D'ailleurs, il eut bientôt lui-même, à l'égard de celui qu'il censurait si fort, son chemin de Damas. — A son tour convaincu, il se rallia au système nouveau avec autant d'enthousiasme qu'il l'avait combattu d'abord. On le voit en effet s'écrier plus tard en s'adressant à Akiba : « Qui s'éloigne de toi s'éloigne 0 de la vie éternelle; car ce que la tradition a oublié, » tu l'as rétabli par tes explications '. »

L'opposition la plus .sérieuse vint d'Ismaël ben Ëlissa qui appartenait à une ancienne famille sacerdotale '. Il habitait Kaphar Aziz *, un petit bourg assez isolé dans le sud de la Judée et s'y faisait aimer par sa charité '• C'était un esprit grave, un logicien serré

1. Sifré sur la section Boukath, Nombbb», xix, 9. —Cf. traité Parah, iz, 5.

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