Talmud, h'etouboth
cracheraà la face, en signe de mépris ^ Les Sadducéens exigeaient que la chose eût réellement lieu ; les Pharisiens n'y voyaient qu'un acte symbolique et soutenaient qu'il suffisait de cracher «• devant » le déchaussé ^.
Ces citations donnent une idée du système des deux partis et de l'esprit qui a^nimait leur polémiqua. Les Sadducéens se faisaient, sans cesse, les défenseurs intraitables de la loi écrite , en tout ce qu'elle avait de plus sévère et de plus restrictif. Les Phari-. siens étaient, toujours, les infatigables apôtres de cette loi orale qui avait pour but de plier, par une large liberté d'interprétation, la rigueur du texte primitif aux nécessités des temps et au progrès des mœurs.
Les Sadducéens combattaient ainsi le Pharisaïsme dans son principe fondamental, c'est-à-dire dans l'authenticité et la légitimité de la tradition extralégale dont il avait fait l'instrument le plu^ puissant de la réforme. Ils enfermaient le Judaïsme dans un cercle de fer, où il aurait infailliblement péri faute de pouvoir se combiner avec les besoins et les doctrines de la société nouvelle. Dans l'ordre des idées, comme