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LES INSTITUTIONS PHARISIENNES

Nous avons dit qu'Hyrcan, en prenant le pouvoir après la mort tragique de Simon son père, comprit que son intérêt était de ménager le parti pharisien dont la science et la popularité pouvaient lui être infiniment profitables pour l'administration intérieure ; mais, en même temps, il. jugea utile d'employer aussi, dans la conduite des affaires extérieures, les Sadducéens, les seuls parmi lesquels il pût choisir ses généraux et ses ambassadeurs, et chez qui il trouvât réunis le prestige héréditaire du nom^ l'expérience politique, l'habileté et le courage militaires. La difficulté consistait à faire vivre côte à côte les deux partis en leur donnant satisfaction pour tout ce qui était équitable et en évitant entre eux les froissements et les conflits.

Pendant un gouvernement de près de trente années (de J3§ à 106 avant Jésus-Christ), Hyrcan parvint

très -heureusement à résoudre ce problème difficile.

Revêtu d'une double autorité comme grand prêtre et comme prince, il la divisa, en quelque sorte, dans ses rapports avec le pharisaïsme et le sadducéisme. Dans l'ordre religieux et dans les questions intérieures, il fut franchement pharisien. Il fut sadducéen, au contraire, dans l'ordre politique et dans les questions extérieures. Dans ce double but il réorganisa le Synhédrin en lui donnant une large initiative ; il laissa à l'enseignement pharisien une liberté entière, affichant un grand respect pour les opinions des docteurs illustres de son temps qu'il éleva aux phis hautes dignités ; mais il réserva aux Sadducéens les postes importants de la diplomatie et de l'armée. De cette façon il répondit Mbéralement à l'ambition des uns et des autres. ^

. Nous ne connaissons pas ceux des patriciens juifs qui occupèrent alors des emplois supérieurs dans les conseils du Nassi ; mais les chefs pharisiens qui furent placés par lui à la tête de l'assemblée synhédriale étaient deux maîtres éminents dont le irB.iié A èoth nous a conservé le nom et les maximes '. .

Ils se nommaient Yeschou a ben Pérachia et Nitaï d'Arbelles ^. Le premier fut élu président du Synhé-

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