‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 114 sur 500 · Aboth. ch · texte numérisé non relu

Aboth. ch

2. Ce surnom lui venait de sa ville natale, Arbelle?, petite ville piluée au nord de Tibériade. (Basnagk, HisLoire des Juifs, liv. III, ch. V.) . " •

drin reconstitué ; le second en eut la yice-présidence avec le titre consacré d'Ab-beth-din, chef de la cour de justice.

Les maximes qu'on leur attribue ont une nuance anti-sadducéenne assez marquée.

Yeschoua ben Pérachia disait : « Juge tout homme )) en inclinant dans le sens de Tinnocence , » ce qui était une critique manifeste de la sévérité excessive reprochée aux juges sadducéens. Il disait encore : « Faites- » vous des amis, » ce qui pouvait passer pour une allusion transparente à l'impopularité des familles patriciennes. Il disait enfin : « Suivez le| leçons d^un » maître, » ce qui équivalait à recommander l'enseignement pharisien '.

Si Yeschoua ben Pérachia s'adressait aux juges en leur conseillant l'indulgence, Nitaï d'Arbelles sV dressait aux coupables en leur prescrivant la soumission. « Ne levante pas, disait-il, d'échapper à une » peine méritée. » Il disait aussi : « Ne t'allie pas avec » les méchants » et l'on sait assez, par le second livre des Macchabées, à qui s'appliquait cette épithète \

Malgré ces insinuations peu bienveillantes, les deux partis, grâce au partage de pouvoir qui se fit entre eux, vécurent alors en assez bonne harmonie. L'équité impartiale du Nassi constituait une sorte de modus viveridi où leurs rapports purent être relativement

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