Abotii, ibid
pacifiques. Ils continuèrent sans doute leurs discussions de principes ; mais ces débats ne prirent pas, d'abord, le caractère d'une lutte ouverte.
D'ailleurs, la politique étrangère de l'État juif fut conduite, durant cet intervalle, de manière à ne pas déplaire aux Pharisiens. Hyrcan ne fit que deux guerres importantes qui eurent plutôt un but religieux ([u'un but national et dont le résultat devait être agréable au parti des docteurs.
La première fut dirigée contre les Iduméens. Ils furent vaincus ; l'Idumée fut soumise et le peuple tout entier embrassa la religion juive qu'il n'abandonna plus depuis cette époque'.
La seconde guerre fut entreprise contre les Samaritains. Hyrcan voulut anéantir le schisme religieux qui, s'y étant rétabli depuis Alexandre le Grand, avait de nouveau dégénéré en idolâtrie au temps d'Antiochus Épiphane et faisait de la race hybride des Cuthéens un auxiliaire facile pour tous les ennemis de la Judée. Samarie fut prise et détruite. Hyrcan fit démolir le temple de Garizim, rival de celui de Jérusalem, et passer sur l'emplacement de la ville des torrents qui en dénaturèrent le sol ^.
Les événements extérieurs ainsi que l'administration intérieure donnaient donc satisfaction aux idées
1. « Depuis ce temps, dit Josèphe, les Iduméens ont toujours été «considérés comme Snif s.» {Antiquités, liv. XIII, ch. xvii.)