‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 116 sur 500 · JosÈPiiE, ibid · texte numérisé non relu

JosÈPiiE, ibid

des Pharisiens. De leur côté, les Sadducéens^ en fait maîtres du pouvoir /n'avaient pas sujet d'être mécontents.

Les premiers profitèrent de cette situation favorable pour faire passer dans lei^' mœurs et dans les lois et pour développer plus complètement certaines idées qui devaient puissamment concourir à leur but final. Les grandes institutions pliarisiennes qui ont existé jusqu'à la destruction de Jérusalem et survécu à la nationalité juive, datent certainement de cette époque. On peut en signaler alors trois principales : la réorganisation du Synhédrin; la multiplication des synagogues et la constitution des communautés juives.

Ce fut évidemment pour répondre aux vœtix des Pharisiens qu'Hyrcan rétablit, sur une plus large base, le Synhédrin, un moment institué par Juda Macchabée sous la présidence de José ben Yoezer, puis suspendu, sans qu'on puisse bien en préciser la causer sans doute par suite de la guerre, de la persécution et de l'anarchie qui désolèrent alors la Judée. Ce qui est positif, c'est que pendant plus de trente ans, (de 162 à 130 avant Jésus-Christ), on n'en aperçoit aucune trace. Il ne faut pas s'étonner, d'ailleurs, que

Simon, voulant user de la dictature suprême qui lui avait été confiée, n'ait pas songé à soumettre son autorité au contrôle d'une assemblée représentative.

La réorganisation de ce grand rouage national et religieux par Hyrcati, peut être considérée comme une véritable création. Le Synhédrin, sous sa nouvelle forme, fut^ en effet, investi de pouvoirs très-considérables destinés à consacrer, dans son principe et dans ses conséquences, la révolution dont les armes des Macchabées avaient été la force et dont le Pharisaïsme était l'âme.

Une de ses principales attributions, attestant qu'il avait seul rautorité suprême et qu'il était le seul représentant légitime de la souveraineté populaire, en fit le point culminant de la puissance publique.

Avant les Hasmonéens, les souverains pontifes étaient irresponsables et inviolables. Ils cessèrent de l'être et c'est devant le Synhédrin qu'ils eurent, dorénavant, à répondre de leurs actes. La haute assemblée avait le droit de les mander à sa barre et de les mettre en accusation, ainsi que les grands fonctionnaires de l'État^ . La représentation nationale était ainsi placée au-dessus de tous les pouvoirs.

Le Synhédrin avait aussi la surveillance supérieure des familles sacerdotales, spécialement en ce qui concernait la constatation de leur filiation légitime et la

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