md.88, b
% Ibid. 36, a.;.
leçons du temps et ceux d'un extérieur agréable', comme ayant plus de prestige devant la foule.
Les délibérations étaient publiques. Le Synhédrin appelait ainsi le contrôle de l'opinion et s'y soumettait de lui-même. Les séances se tenaient dans une des salles du temple, nommée Lischat-ha-Gazith ^, la même où,-comme nous le dirons bientôt, se faisait le service religieux du matin, autre innovation pharisienne. Les deux sections spéciales se réunissaient, l'une au parvis, l'autre au vestibule du temple ^ L'assemblée siégeait tous les jours excepté le Sabbath et les fêtes solennelles ; mais, ces jours4à, les membres les plus distingués du Synhédrin faisaient au peuple des conférences publiques * destinées à répandre l'enseignement de la loi et où leur parole autorisée attirait toujours une nombreuse assistance.
Le Synhédrin siégeant à Jérusalem prit le titre de Grand Synhédrin. Des synhédrins locaux, sous le titre de Petits Synhédrins, ou simplement de Maisons de justice, Beth-din, furent établis dans chaque ville importante, avec des attributions analogues mais limi-
1. Ces conditions sont énoncées en ces termes : 113.''W*1D Vi^
,n3pr ''Sya, HDip ibyi, n^iD ^'^n, hd^h ^hv2 kSn* ]mn3D3
]iél a'înw D^m^l ,b^5U?D ^Sn (Talmud, Mémchoth, 65 a.; - Synhédrin, ibid.)
2. « La salle de la pierre de taille » ainsi nommée par- suite de sa construction particulière. (Talmud, MÏdoth, in fine.)