Talmud, Jérusal. Hagguigah, ii
3. « Les Pharisiens, dit Josèphe, exercèrent alors tous les droits » de la royauté, nei laissant en partage à la reine que les dépenses » et les soins auxquels ce titre oblige. » {Anfiq:, liv. XIII, cli xxiv. — GuerredesJmfs.liy.l, ah. Vf.)
ble maxime qui fut formulée comme le résultat du triomphe de l'insurrection : « Dieu a rendu à tous » l'héritage, la royauté, le sacerdoce et la sanctifica- » tion '. » — « La loi, — et par conséquent le pouvoir )) de qui elle émane) est au-dessus de là royauté et du )) pontificat ^. »
Mais l'ivresse du succès et les souvenirs de la persécution, peut-être aussi la pression funeste de l'opinion publique, poussèrent les chefs du nouveau régime à des représailles sanglantes contre leurs ennemis vaincus. L'aristocratie sadducéenne fut traitée, à son tour, avec une extrême rigueur. Diogène, l'ancien favori d'Alexandre Yanaï, paya, un des premiers, de sa vie, les mauvais conseils qu'il avait donnés à ce roi. Tous ceux qui furent convaincus d'avoir participé au crucifiement des huit cents Pharisiens exécutés sous les yeux des concubines d'Alexandre, furent condamnés à mort. Mais on ne s'arrêta pas à ces coupables. L'esprit de vengeance prit le même caractère de proscription politique qui avait signalé les actes du dernier règne. Le Sadducéisme fut décimé comme l'avait été le Pharisaïsme.
On ne sait où aurait abouti ce système terroriste, si Aristobule, a la îete des plus considérables représentants de la noblesse juive, n'était venu faire une démarche personnelle auprès de sa mère pour la sup-