Talmud, Guittim, 90, b. -- Sijnhédrin, 22, a
C'est dans ce sens qtie le Synhédrin, sous le règne de Salomé, s'occupa de la question.
Une ancienne coutume des Scribes admettait déjà qiie le mari ne pouvait répudier sa femme sans lui donner, en même temps, une certaine somme pour subvenir à ses besoins; mais l'époux trouvait miUe moyens d'échapper à cette obligation qui ne reposait sur aucun droit formel, et ses héritiers se montraient bien plus récalcitrants encore. Pour couper court à ces subterfuges de la mauvaise foi, le Synhédrin dé- cida que, lors de la célébration même du mariage, il serait fait un écrit dans lequel l'époux prendrait visà-vis de sa femme des engagements positifs, constituant, en faveur de cette dernière, un titre obligatoire. Ce fut, dans la législation juive, l'établissement du contrat de mariage « Kétoubah » destiné à constater les conventions matrimoniales et à assurer, en même temps, les droits et là condition de la femme *.
L'empreinte pharisienne fut surtout fortement marquée dans l'organisation de l'enseignement. On se souvient que la propagation de l'instruction publique est un des éléments les plus essentiels du programme pharisien, inscrit au frontispice même du recueil de ses préceptes ^. Simon ben Schétach paraît avoir fait , de ce grand intérêt moral sa préoccupation spéciale,