JosÈPHE, Antiq., liv. XIV, ch. xvn
Il était facile de comprendre que la famille d'Antipater marchait, par tous les moyens en son pouvoir, à la conquête du trône de Judée. Or, si les Pharisiens avaient considéré les Hasmonéens comme des usurpateurs de la couronne de David, que pouvaient-ils penser de l'ambition qu'affichaient ces Iduméens, anciens idolâtres, de devenir les rois des Juifs? La loi de Moïse, en efTet, interdisait formellement d'élever au trône un prince étranger*. Enfreindre une telle prohibition, c'é- ■ tait commettre un véritable sacrilège.
Hyrcan, à son tour, sortant de son apathie habituelle et pénétrant, par tant d'indices, les intentions secrètes d'Antipater, prit lui-même de la défiance et chercha, autour de lui, de nouveaux auxiliaires contre les périls dont il se sentait menacé. Il se rapprocha, dans ce but, de Malichos, un des principaux généraux de l'armée juive, qui, paraît-il, était très-opposé à la famille d'Antipater. Que se passa-t-il entre eux? La chose est restée obscure. Ce qui est certain c'est que, peu de temps après, Antipater mourut empoisonné dans un repas que lui donna Hyrcan. L'histoire accuse Malichos d'avoir corrompu le sommelier qui mêla le