Tosifia Synhédrini'çh. \n
qu'avec le Pharisaïsme. Il avait nojnmé grand prêtre un certain Hananel qu'il avait également fait venir de Babylone ; mais il ne tarda pas à lui enlever le pouvoir sacerdotal,malgrérinamovibilitéqui protégeait les souverains pontifes, imitant l'exemple d'Antiochus Epiphane qui avait arbitrairement déposé Yeschoua pour nommer Onias, et d'Aristobule qui avait destitué son frère Hyrean pour prendre lui-même la tiare '. A la place d'Hananel, il conféra alors, pour satisfaire sa belle-mère Alexandra, le pontificat à son beau-frère Aristobule; mais nous ayons dit que, bientôt jaloux de la popularité du jeune pontife, il le fit noyer dans un bassin où il l'avait attiré pour s'y baigner ensembles^. Après ce crime, il donna les fonctions de grand prêtre à Josua ben Phabi, qui, du moins, appartenait à une famille sacerdotale hautement estimée ; mais, lorsqu'il eut fait mourir Marianne, ayant remarqué une jeune fille d'une grande beauté dont le père, nommé Simon, était de race pontificale, il l'épousa et, dépossédant Josua ben Phabi, il nomma grand prêtre son nouveau beau-père.
Le sacerdoce était donc le prix de la faveur du maître et ceux qui exerçaient ce ministère sacré n'étalent guère que des serviteurs à gages qu'on renvoyait honteusement quand on n'était plus content d'eux ou quand on avait besoin de leur place pour