‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 184 sur 500 · Talmud, Sota, 48, b · texte numérisé non relu

Talmud, Sota, 48, b

les principes dialectiques qui faisaient le fond de son

système.

Nous avons expliqué comment les Pharisiens avaient la prétention d'élever leurs agapes au rang des repas pontificaux, avec les mêmes immunités rituéliques dont jouissaient les serviteurs de l'autel. A l'époque solennelle de la célébration de la Pâque,ces repas religieux avaient un caractère de sainteté particulière. Ce jour-là, en effet, aux termes de la loi mosaïque elle-même, un sacrifice particulier, accompli dans chaque famille, s'ajoutait aux sacrifices publics. La veille de la fête, l'agneau pascal devait être immolé en souvenir de la sortie d'Egypte et la chair devait en être mangée, dans le repas du soir, avec des pains sans levain et des herbes amères '. Lorsque la date fixée pour ce sacrifice privé tombaitle jour du sabbath, où tout ouvrage manuel était interdit si ce n'est aux prêtres, pouvait-on immoler l'agneau pascal? Les Pharisiens, fidèles à leur doctrine d'après laquelle Israël tout entier était le véritable pontife, n'hésitaient pas à résoudre la question dans le sens de l'affirmative, comme ils l'avaient fait déjà pour leurs agapes solennelles. Mais les Sadducéens et les prêtres, qui étaient parvenus à faire prohiber par Hérode les repas en commun des confréries pharisiennes, soutenaient vivement l'opinion contraire.

On voit par là quelle était la portée réelle de ce débat

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