INTRODUCTION. III
ble, répandant partout un enseignement de nature à perdre les âmes *, «sépulcres blanchis, bril- )) lants au dehors, mais pleins de corruption au de- » dans ^ »
Les autres, moins prévenus, ont reproduit, à peu. près sans réserve, tout ce qu'ils ont trouvé dans Josèphe, le considérant comme un guide sûr pour l'étude des opinions et des partis en Judée. Ils n'ont vu, dès lors, avec cet historien, dans le Pharisaïsme, qu'une secte religieuse et philosophique, professant une sorte de doctrine fataliste, conséquence extrême de sa foi en la Providence, bien que, par une étrange contradiction, elle proclamât la responsabilité des individus dans ce monde et dans l'autre, admît l'immortalité de l'âme, les peines et les récompenses d'une autre vie, se distinguât par la science et par la vertu et poussât jusqu'au stoïcisme le culte du devoir et le dévouement à la foi paternelle.
Est-ce donc là tout le Pharisaïsme ? N'a-t-il été, en vérité, qu'une école d'hypocrisie ou "une doctrine purement spéculative? Je crois que ce ne fut la pensée exacte ni de Jésus ni de Josèphe et qu'on a donné à leurs paroles une portée qu'elles n'ont pas.
1 . Proselytum cum fuerit factus, facitis fîlhim GehennsB duplo quam vos.. {Ibid. 15.)
2. Similes sepulchris dealbatis quae a foris patent speciosa, intus vero plenà omni spurcitiâ. » {Ibid. 27.)