Ibid.,ch. IV
424 LES PHARISIEiNS.
per par ses soldats les Zélateurs ameutés ; ceux-ci, loin de céder, se jetèrent par terre et tendirent la gorge, déclarant qu'ils préféraient la mort à la violation de leur loi. Pilate, étonné et ému de ce zèle fanatique, s'arrêta et fit reporter les drapeaux à Césarée.
Mais il se faisait alors dans le Judaïsme un mouvement moral bien autrement profond que ne Tétait le sentiment national. Tandis que quelques fous tentaient d'engager une lutte matérielle contre les légions romaines, la lutte spirituelle du monothéisme contre le polythéisme s'était engagée de toutes parts. C'est sur ce terrain qu'il nous faut suivre maintenant le développement des idées pharisiennes.
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