Osée, ch. ii
2. Talmud, Pessachim 81. — La même idée est exprimée dans le livre de Tobie, qui fut composé vers cette époque — « Deus disper- » sit vos inter gentes qui ignorant eum, ut vos enàrretis mirabilia » ejus et faciatis scire eos quia non est alius Deus omnipotens prœter » eum » (ToBiE, ch. xiii, 4).
rheure et assurer le' succès de cette entreprise gigantesque. Il fallait agir au dehors, répandre la semence sacrée, vulgariser parmi les nations lés doctrines du monothéisme, afin de voir s'accomplir la parole de Dieu à Jérémie ; « Tous me connaîtront alors depuis » le plus petit jusqu'au plus grand ; » et la parole de Zacharie : « L'éternel régnera sur toute la terre. En » ce jour là, il n'y aura qu'un seul Dieu et son nom » sera un ^. »
Avec de telles convictions et de telles espérances, il n'est pas étonnant que le Pharisaïsme, voyant, d'un côté, des communautés organisées dans presque tous les pays, animées de son esprit et concourant à son but ; de l'autre, persuadé que la Judée était menacée d'une catastrophe prochaine, ait jugé que l'heure était venue de commencer, dans le monde païen, la mission religieuse du Judaïsme. C'est à cette pensée que correspondit l'élan de prosélytisme dont ses actes et ses doctrines nous révèlent alors la vivacité*
Il était . d'aiUeurs servi par une vague attente qui, dans ces jours étranges, parcourait les peuples, comme le tressaillement mystérieux annonçant l'enfantement d'une ère nouvelle. Les regards étaient instinctivement tournés vers l'Orient. Il semblait qu'il dût en sortir bientôt quelque chose de grandiose