‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 210 sur 500 · Zacharie, ch. xiv · texte numérisé non relu

Zacharie, ch. xiv

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et d'imprévu. L'idée même de la création d'un grand empire oriental, comme condition de la domination universelle, paraît avoir été le rêve de plusieurs des Césars romains, aux yeux de qui de singulières prophéties le faisaient entrevoir dans l'ombre '. Des chants sibyllins d'une noiivelle espèce, sortis du mysticisme judéo-hellénique de l'école d'Alexandrie, étaient mis en circulation, rappelant, dans leur forme et dans leurs promesses, les paroles des grands prophètes d'Israël et prédisant la fin prochaine de l'idolâtrie et le triomphe du Judaïsme. Tout cela concourait à tenir les esprits en éveil et à fixer l'attention sur les événements et la religion de la Judée; tout cela favorisait les efforts persévérants du prosélytisme pharisien ; mais rien ne le seconda comme le fit l'école juive d'Alexandrie, qui, de l'Egypte devenue ïè centre du monde intellectuel, donna une impulsion décisive au mouvement philosophique dans le sens des croyances monothéistes.

1. Suétone, Néron, 40. — Josèphe, Guerre des Juifs, liv. III, ch. VIII.

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