‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 21 sur 500 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

sans s'en apercevoir lui-même, sur le terrain pharisien où s'étaient développés, à l'origine, l'enseigne-

*.-■■' ment de Jésus, l'admirable docteur de Nazareth, et

l'apostolat de Paul, l'ancien disciple de Gamaliel.

Il n'y a qu'un seul point sur lequel le Pharisaïsme est resté inflexiblement séparé du Christianisme primitif comme du Christianisme réformé. Il est vrai que ce point est capital. C'est la divinité de Jésus.

Le Monothéisme juif n'a jamais consenti à faire au paganisme cette concession radicale qui fut la transaction habile au moyen de laquelle l'apostolat chrétien rendit le principe, de l'unité divine accessible aux nations polythéistes. Les Pharisiens avaient fait des efforts inouïs pour qu'Israël restât le dépositaire et l'apôtre de l'unité et de la spiritualité absolue de Dieu. On verra, en outre, avec quel soin ils ont écarté de leur réforme le mystère et même le miracle, n'acceptant et ne prêchant que ce que la raison peut démontrer. Ce furent, au plus haut degré, des rationalistes et non des mystiques. Avec de telles idées, ils ne pouvaient, évidemment, admettre que le Dieu pur esprit pût s'incarner dans un corps d'homme.

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