Ibid. V. 711 et suiv
3. Ces traductions se firent toutes sous la dynastie des Lagides. Le livre d'Estlier, notamment, porte une dédicace à Ptolémée Philométor, ce qui en fixe la date.
époque parurent ^m^ûIq Livre de la Sapience querauteur plaça sous l'égide du nom vénéré de Salomon, qïY Ecclésiastique de Jésus, fils de Sirach, que le fils de l'auteur traduisiten grec sous PtoleméeÉvergètes, dans le but, dit-il lui-même, d'être utile aux étrangers, extra- 7ieis '.Ces deux beaux traités de morale sociale et religieuse, où l'esprit des livres saints se reflète dans ce qu'il a de plus pur, où l'histoire des Hébreux et la vie de leurs législateurs et de leurs prophètes sont racontées en quelques pages saisissantes, durent nécessairement produire, parmi les lettrés et même parmile peuple, une vive impression. La tradition antique n'avait rien de comparable à y opposer. Cet Orient que les païens n'avaient vu jusqu'alors qu"^ à travers les religions barbares et les superstitions de la Perse et de l'Egypte, éclatait à leurs yeux comme la révélation des plus hautes doctrines, comme la solution inattendue des problèmes que la philosophie agitait depuis le commencement des âges.
Deux philosophes juifs d'une grande valeur donnèrent une formule scientifique à l'action du Judaïsme alexandrin. Ce furent Aristobule et Philon. «
Il ne nous reste du premier que des fragments dont l'authenticité n'est pas entièrement démontrée ; mais l'œuvre du second est complète, peut-être même, par suite de l'addition de certains traités d'origine suspecte, plus complète qu'elle n'est sortie de sa