Matthieu, ch. xxii, 23 et suiv
fi. Ibid.t la et suiv.
, » à Dieu ! >> Ailleurs, on voit un docteur pharisien lui demander ce qu'il entend par le royaume des cieux et comment doit se manifester l'avènement du règne divin K
Ces questions doctrinales sont généralement posées sans passion et résolues de même. Quand la discussion est finie, les interlocuteurs se quittent pacifiquement. Jésus était évidemment considéré de tous comme un docteur instruit à l'opinion duquel il convenait d'attacher une valeur réelle. Les controverses théologiques et légales étaient trop de l'essence du Pharisaïsme pour que les disciples d'Hillel et de Schammaï pussent ni s'étonner ni s'émouvoir des solutions,, d'ailleurs si remarquables, du jeune et charmant docteur de Nazareth.
Entre eux et lui, nous le répétons, l'opposition n'existait que sur des questions de conduite. Jésus, tout en approuvant, en principe, l'enseignement pharisien, flétrissait, en même temps, avec une grande énergie, les hypocrites qui dénaturaient la pensée des maîtres et se faisaient d'une dévotion apparente, exagérée et ridicule, un moyen d'influence et de considération auprès du peuple. La vigoureuse apostrophe où il signale au mépris pubhc les comédiens de religion, est trop connue pour avoir besoin d'être reproduite. Tout le monde se rappelle ce cri éloquent : u Malheur à » vous, Scribes et Pharisiens hypocrites M » Mais les