‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 30 sur 500 · Antiquités^ liv. XI, ch. iv · texte numérisé non relu

Antiquités^ liv. XI, ch. iv

3. Ces dangers étaient, cependant, fort grands, car, sous le règne du fils même d'Artaxerce, lequel est connu dans les clironiquës juives sous le nom d'Assuérus, et dans Josèphe, sous celui de Cyrus II, Aman, son premier ministre, conçut le projet d'exterminer tous les Juifs, projet abominable qui se serait accompli sans le dévouement d'Estber et de Mardochée.

» avec eux que les matières grossières et mélangées,

» mais la fleur de farine resta à Babylone \ »

Ceux qui restèrent firent à la caravane de Zorobabel un cortège enthousiaste ''', pendant une partie du chemin, au son des flûtes et des cymbales ; ils fournirent aux émigrants des subsides, des provisions de toute nature, des chevaux, du gros et du menu bétail; puis, arrivés à une certaine limite, ils leur adressèrent les plus touchants adieux et les laissèrent partir seuls pour leur chanceux voyage.

Dans de telles conditions, Zorobabel et^ plus tard, Ezrane pouvaient songer à reconstituer la nationalité juive ni se faire Illusion sur la faiblesse de leur situation matérielle. Tout leur manquait pour tenter une restauration politique, et ce qui leur manquait le plus c'était une armée capable de reconquérir l'ancien territoire national et de le défendre ensuite contre les ennemis du dehors et les ennemis dudedans. Leurs compagnons formaient une petite troupe de fidèles, plus croyants que soldats, qui s'étaient dévoués à la pensée pieuse de rebâtir sur la montagne de Sion le temple de l'Éternel. Les termes mêmes du décret de Cjtus, qui avait mis fin à' la captivité, ne leur accordaient pas autre chose. — ^On leur permettait de reconstruire l'édifice sacré et de rentrer dans leur patrie; on n'aurait pas toléré d'autres ambitions. S'ils avaient pu

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