NÉHÉMiE, ch. I, 3 — etch. ii, passim
2. Salmanazar, en transportant les dix tribus d'Israël, avait peuplé leur territoire de colonies amenées de Chuté et de Médie, qui, se mêlant aux indigènes, professaient, comme les Samaritains, un mélange de Judaïsme et d'idolâtrie. C'est à ce titre qu'elles voulurent concourir aux travaux de nouveau temple. (Joséphe, Antiq., liv. XI, cil. IV.)
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nouveau sanctuaire, excitèrent contre les tribus de Juda ranimosité des Syriens et de leur gouverneur Ràtim. — Ils les dénoncèrent en outre à Cambyse qui avait succédé à Cyrus, disant que le temple, tel qu'on le bâtissait, était bien moins une maison de prières qu'une forteresse, et qu'on profitait de sa reconstruction pour relever, en même temps, les murailles de Jérusalem de façon à en faire une véritable place de guerre \ Alarmé de ces récits, Gambyse donna ordre d'arrêter les travaux. Ils ne purent être repris qu'à sa, mort. Sous Darius, fils d'Hystaspe, les Samaritains tentèrent de nouveau d'empêcher l'œuvre de reconstruction; mais la faveur que ce prince témoignait à Zorobabel triompha de l'intrigue cuthéenne.
Aux Samaritains se joignaient, bien plus redoutables, les Syriens, les Phéniciens, les Arabes, les Ammonites, les Moabites, etc., qui ne se bornaient pas à des dénonciations méchantes, mais qui, recourant à la force, dressaient à tout moment des embûches contre les Juifs et tuaient tous ceux qui leur toHibaient entre les mains. Néhémie, pour les combattre, fut forcé de transformer sa colonie d'ouvriers en une petite armée. Les soldats travaillaient le glaive au côté, divisés en deux corps dont l'un faisait la ^ garde, tandis que l'autre était à l'ouvrage ^.
C'est au milieu de ces périls, de ces luttes et de
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