‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 33 sur 500 · NÉHÉMIE, ch. IV. — JosÈPiiE, Anliq., liv. XI; cli. v · texte numérisé non relu

NÉHÉMIE, ch. IV. — JosÈPiiE, Anliq., liv. XI; cli. v

ces complots que s'acheva cependant le second temple et que se rebâtirent les remparts mêmes de Jérusalem. L'inauguration du monument sacré se fit enfin, avec toute la pompe qui, dans le culte juif, accompagnait les grandes solennités publiques ^

Ezra et Néhémie ne pouvaient espérer ni tenter davantage. C'était beaucoup que d'être parvenu à reconstituer le foyer du Monothéisme au cœur mêine de la cité sainte. Youloir reconquérir l'autonomie nationale eût été la plus dangereuse des chimères. On se résigna, sans réserve, à la domination étrangère, trop heureux encore d'obtenir^ à ce prix, la liberté de conscience.

Le Judaïsme ne fut donc, alors, qu'une société religieuse et non une société politique. Pour employer une expression moderne qui peint bien la situation, c'était une Église; ce n'était point un État.

C'est de cette Église qu'Ezra entreprit l'organisation nouvelle d'après un plan qui, sans doute, avait été mûri au miheu des sages de la captivité.

Le caractère dominant de la réforme dont il fut l'auteur, se résume dans un fait considérable qui marque une révolution profonde au sein du Judaïsme .

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